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Élection municipale: après la fusion des partis, la grogne

À peine quelques heures après la fusion entre Ralliement pour Montréal et Mouvement Montréal, un candidat de la nouvelle formation politique a décidé de jeter l’éponge.

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Candidat municipal pour Gérald Tremblay et même Denis Coderre en 2017, Jean-François Cloutier avait pris la décision cette année de briguer la course à la mairie. Il avait fondé le parti Équité Montréal, au début de l’année, avant d’accepter de se joindre à Ralliement pour Montréal cet été.

L’idée était de «proposer une troisième voie crédible et pertinente».

Sauf que jeudi, il a été surpris d’apprendre la fusion de son parti, Ralliement pour Montréal, à celui de Balarama Holness, chef de Mouvement Montréal.

«Si je suis retourné sur la scène municipale, c’était pour améliorer la démocratie à Montréal, a confié M. Cloutier en entrevue avec l’Agence QMI. Et là, on se retrouve soudainement avec une décision des chefs sans consultation.»

Il faut savoir que dès vendredi, Ralliement pour Montréal n’était plus enregistré auprès d’Élection Montréal.

M. Cloutier ne semble pas être le seul à avoir décidé de quitter le bateau. Jeudi, au moment de la fusion, Mouvement Montréal et Ralliement pour Montréal comptaient respectivement 43 et 17 candidats officiellement inscrits. Vendredi, moins de deux heures avant la date limite du dépôt des candidatures, Élection Montréal n’en dénombrait plus que 54.

Au total, 103 sièges seront disponibles lors des élections.

«On a songé à continuer, mais c’est un trop lourd fardeau d’avoir une équipe indépendante. Ça serait trop demander en si peu de temps», a soutenu vendredi Jean-François Cloutier, en se disant déçu de la situation.

La fusion des deux formations politiques a surpris bien des observateurs d’autant qu’avant l’annonce de la fusion, les deux chefs avaient des opinions divergentes sur plusieurs enjeux.

C’était notamment le cas sur la question de langue. M. Holness souhaitait faire de Montréal une ville bilingue tandis que pour M. Desjardins, la langue française devait être valorisée.

Le contraste était également marqué entre les deux partis sur le plan de la sécurité publique. Balarama Holness militait pour un définancement de la police alors que son ex-adversaire valorisait plutôt le travail du Service de police de la Ville de Montréal.

Réaction de Mouvement Montréal 

En entrevue à TVA Nouvelles, le chef de Mouvement Montréal, Balarama Holness nie qu'il y aurait de la bisbille au sein de sa formation politique.

«71 personnes sont sur le bateau et il y en a un qui a décidé de partir. Face à l'objectif commun d'adresser les besoins réels des Montréalais et Montréalaises, la démocratie a parlé à 71 voix contre une» a-t-il clamé.

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