/news/faitesladifference

Il faut déjà penser à la rentrée 2022

La rentrée scolaire 2021-2022 se déroule relativement bien, malgré quelques embûches et les changements annoncés à la dernière minute. Avec l’annonce imminente de la vaccination des moins de 12 ans, il faut que le ministre de l’Éducation commence à réfléchir tout de suite à l’organisation de l’année scolaire 2022-2023.

Le port du masque en classe sera-t-il encore de mise une fois que les enfants auront eu l’opportunité de se protéger ? Y aura-t-il encore des mesures de protection dans les écoles ? Qu’arrivera-t-il des enfants qui ne seront pas vaccinés ? Le droit à l’instruction publique est fondamental dans notre société, mais il faudra que le gouvernement module les façons de remplir cette obligation.

Miser sur l’école virtuelle 

Comme le ministre de l’Éducation a été critiqué pour ses annonces tardives lors des deux dernières rentrées, ce dernier devrait mettre tout de suite son équipe de fonctionnaires au travail. Leur premier mandat ? Développer l’école virtuelle québécoise. Actuellement, chaque centre de services a sa propre école virtuelle et cela entraîne inévitablement des disparités entre chaque région. L’école virtuelle doit être offerte de la même manière pour tous les enfants de la province et doit être disponible pour tous les niveaux. Si le ministère s’y attelle dès maintenant, l’école virtuelle pourrait être accessible dès l’an prochain.

Obliger la vaccination 

Le ministre devrait ensuite annoncer que la vaccination adéquate, autant des élèves que du personnel, sera obligatoire afin de fréquenter les établissements scolaires à la rentrée 2022. Plusieurs juridictions américaines ont déjà annoncé une telle mesure, notamment en Californie où la double vaccination sera exigée dès l’hiver prochain. Connaissant la lenteur de notre appareil bureaucratique, il est difficile d’imaginer que tout serait prêt aussi vite, mais il serait réaliste de croire que tout pourrait être mis en place pour la prochaine rentrée.

Les parents qui refusent le vaccin pour leur enfant auraient tout de même droit à l’instruction publique et gratuite grâce à l’école virtuelle québécoise. Les membres du personnel qui refusent le vaccin, notamment les enseignantes et enseignants, seraient redirigés eux aussi vers l’école virtuelle.

Un retour à la normale 

Cela ferait en sorte qu’à l’intérieur des bâtiments scolaires, il n’y aurait que des enfants et des adultes entièrement vaccinés. Les mesures sanitaires telles que le port du masque ou la distanciation n’auraient donc plus lieu d’être, au moins à l’intérieur des écoles. Les enfants auraient enfin une véritable année scolaire normale.

Ceux et celles qui font le choix de ne pas se faire vacciner, ou de ne pas faire vacciner leurs enfants, bénéficieraient d’un délai raisonnable pour se conformer. Un crédit d’impôt pour l’école à domicile pourrait être instauré, permettant à ces familles de se procurer le matériel informatique nécessaire et de payer une partie de la facture liée à la connexion internet, s’ils font le choix de demeurer à la maison.

Les deux dernières années d’école ont été fort éprouvantes pour les élèves. Nous ne pouvons pas nous permettre d’affronter une autre année de la sorte.

Avec un peu de courage politique et de planification, il est possible de redonner une fois pour toutes à nos jeunes une école véritablement normale.

Simon Landry

Photo Pierre-Paul Poulin

Simon Landry, Enseignant de la région métropolitaine

Votre opinion
nous intéresse.

Vous avez une opinion à partager ? Un texte entre 300 et 600 mots que vous aimeriez nous soumettre ?

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.