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L’emplacement du stade prend forme sur papier

Le Journal a mis la main sur des plans d’implantation (ci-contre) du projet de stade de baseball. Ces plans ont été préparés par Stantec, une société de génie-conseil albertaine qui a racheté les restes de Dessau en 2014.

Photos Martin Jolicoeur

Le Journal a mis la main sur des plans d’implantation (ci-contre) du projet de stade de baseball. Ces plans ont été préparés par Stantec, une société de génie-conseil albertaine qui a racheté les restes de Dessau en 2014.

Le Groupe Baseball Montréal a beau tout faire pour calmer le jeu, en coulisse, le clan Bronfman s’active à continuer de faire progresser son projet de construction de stade de baseball.

Au cours des derniers jours, Le Journal a mis la main sur des plans d’implantation du futur stade à voir le jour dans la zone industrielle visée du quartier Pointe-Saint-Charles, mieux connue sous le nom de Bassin Wellington. 

Préparés par la firme de génie-conseil albertaine Stantec, les plans montrent l’ampleur du projet à venir, l’orientation du stade de 440 000 pi2, le lieu précis où il serait érigé, et les terrains et immeubles probablement voués à l’expropriation.  

Parmi eux, sans doute, l’immense centre multifonctionnel de Loto-Québec, tout juste en face de l’entrepôt Costco de la rue Bridge, semble parmi les plus à risque.

Ces plans, signés par Stantec, portent la date du 27 avril 2021, indiquant que loin d’être en dormance, le projet d’équipe de baseball professionnel mené par le clan Bronfman continuait d’aller bon train au printemps dernier, tandis que la province entamait tout juste son déconfinement. 

Silence radio des parties

La haute direction de Stantec n’a pas donné suite à nos nombreuses demandes d’entrevues, soumises tant à Montréal qu’à son siège social d’Edmonton, au cours des derniers jours. 

Pour mémoire, l’albertaine a racheté les restes de Dessau en 2014, dont la réputation avait été sérieusement entachée dans la foulée de la commission Charbonneau.

Mais une source indépendante, œuvrant au sein de la société-conseil, a confirmé au Journal que ce plan qui porte la signature de Stantec reflète bien une part du travail accompli par ses professionnels dans le dossier du stade montréalais.

Même silence de la part de Claridge, la société d’investissement de Stephen Bronfman, fils héritier du milliardaire montréalais et ex-actionnaire des Expos, Charles Bronfman. Son PDG, Pierre Boivin, n’a pas donné suite à notre demande d’entretien pour discuter des plans.

Enfin, le Groupe Baseball Montréal (GBM) n’a pas non plus souhaité discuter des plans obtenus ni confirmer avoir octroyé un mandat d’ingénierie à la firme Stantec pour la production de tels plans d’implantation. 

Les discussions se poursuivent 

Peu de temps après avoir été contacté par Le Journal, GBM diffusait hier un communiqué de quatre phrases, par lequel il indiquait continuer de « travailler au développement du projet des villes sœurs » avec Tampa Bay, ainsi qu’avec plusieurs acteurs issus entre autres des milieux de l’architecture et du développement économique. 

« Nous devons poursuivre notre démarche avec rigueur jusqu’à ce que nous soyons en mesure de partager une vision complète et inclusive qui suscitera l’appui de la communauté », a déclaré Stephen Bronfman. Ce dernier en a profité pour nier l’information selon laquelle une annonce des promoteurs était prévue pour le lendemain des élections municipales de Montréal. « Aucune annonce concernant le projet » n’est envisagée le 7 novembre, « ni dans les jours ou semaines suivants », dit le communiqué.

Le site choisi, connu sous le nom du Bassin Wellington, est une vaste zone industrielle et commerciale de Pointe-Saint-Charles, enclavée par le canal Lachine et des voies ferrées. Des milliers de navetteurs la traversent soir et matin pour atteindre le pont Victoria, qui lie Montréal et la Rive-Sud. 

Selon les plans de Stantec, l’immense centre multifonctionnel de Loto-Québec et son stationnement étagé, de 350 000 pi2, tout juste en face du magasin Costco de la rue Bridge, semblent à risque d’expropriation. Il en va de même d’une portion des installations du plus grand producteur de céréales et farines au Canada, P&H Milling Group, dont les silos à grains et entrepôts se trouvent au bout de la petite rue Oak, qui risque aussi de disparaître sous le futur stade. 

Les coûts de construction de ce dernier pourraient, dit-on, dépasser le milliard de dollars. Québec envisage la possibilité de contribuer au projet.

- Avec la collaboration de Jean-Louis Fortin

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