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Des solutions pour pallier à la pénurie de main-d'oeuvre

Le problème de la pénurie de main-d'oeuvre est bien réel au Québec, et s'explique par le vieillissement de la population et la vigueur de l'économie québécoise, selon Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. 

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«Il y a énormément de personnes qui partent à la retraite, ça engendre beaucoup de postes vacants et on a besoin de personnes», explique-t-il. 

Le problème de pénurie de main-d'oeuvre n'est pas unique au Québec. En Colombie-Britannique, le phénomène de vieillissement et le taux de postes vacants est comparable. 

Plusieurs pistes de solution

Pour pallier à la pénurie de main-d’œuvre, il faut additionner les solutions, selon M. Boulet. 

«L’état crée et va continuer de créer des conditions favorables au recrutement et à la rétention de personnes», dit M. Boulet. «Ceci dit, il y a un rapport qui a été soumis par la BDC la semaine dernière qui démontrait que 77% des entreprises qui intégraient des nouvelles technologies avec des salaires compétitifs, des conditions de travail avantageuses avec des horaires flexibles avaient beaucoup plus de facilité à recruter et fidéliser leurs employés. »

La robotisation et la numérisation sont des incontournables qui vont s’accentuer dans les prochains mois et les prochaines années au Québec, note M. Boulet. 

«La pénurie de main d’œuvre, c’est une priorité», martèle M. Boulet. «On le sait, on en parle constamment. On va tout mettre en place pour répondre à nos besoins à court terme, particulièrement pour les emplois du secteur public qui sont essentiels, on aura aussi des plans pour répondre à nos besoins à moyen et à long terme.»

Dans les secteurs prioritaires, il y a les technologies de l’information, la santé, la construction et le génie, 

L'immigration temporaire et permanente

M. Boulet note que le gouvernement provincial a fait une entente avec Ottawa le 4 août dernier sur les travailleurs étrangers temporaires. 

«C’était une demande qui datait de plusieurs années, des entrepreneurs au Québec», explique M. Boulet. «Le processus pour les faire venir était long, coûteux et compliqué.»

L'entente vise notamment à augmenter le seuil de 10 à 20% de travailleurs étrangers temporaires étrangers par établissement. 

«Pour l’immigration permanente, on veut des gens qui sont qualifiés, qui sont capables de s’intégrer rapidement et qui répondent aussi concrètement aux besoins du milieu du travail», souligne M. Boulet. «Évidemment, l’immigration, c’est une compétence partagée entre Québec et Ottawa, donc il y a tout le temps du travail pour que ça fonctionne de façon efficace.»

Le ministre du Travail informe que tous les ministères travaillent ensemble pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. 

«On travaille en collaboration et on a un plan qui sera déposé en temps opportun qui sera élaboré et global.»

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