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Tout un casse-tête pour les PME québécoises

Des PME québécoises qui se fient à Facebook pour mousser leur trafic web ont vu leurs ventes piquer du nez de moitié lundi lors de la panne mondiale.

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« On a vu nos ventes chuter de 50 % en raison de la panne. On utilise la plateforme Shopify et on fait de la publicité Facebook », lance Danny Ayoub, PDG d’EC3D Sports, qui fabrique des vêtements à Laval.

« On se préparait pour la vente de notre 16e anniversaire depuis un bon mois. Facebook, c’est la vitrine de notre magasin. Si elle est obstruée, personne ne nous voit. On va perdre notre 5000 $ de publicité Facebook », a-t-il poursuivi.

Pour Anne-Marie Laflamme, cofondatrice d’atelier b, une boutique montréalaise de vêtements, l’effet est immédiat, car 80 % de ses ventes viennent du web. 

« Les visites sur notre page web ont diminué de moitié par rapport à un lundi habituel », a-t-elle partagé.

Mardi, Jeremy Easterbrook, PDG d’Index Web Marketing, ne savait plus lui non plus où donner de la tête en voyant la vague déferler.

« On a des dizaines de clients avec des sites qui fonctionnent peu ou pas bien. Pour monsieur et madame Tout-le-Monde, Internet, c’est Facebook », a-t-il dit.

« Moi, je capote, mais mes clients n’ont pas réalisé encore », a partagé Samuel Parent, consultant en marketing numérique Titan Interactif.

Onde de choc mondiale

À Sherbrooke, Alexandre Paquet, président de Leadfox, une PME de marketing web, sentait déjà les effets de la panne. « Ça a un gros impact pour les entreprises. Nos clients l’ont senti », a-t-il dit.

Jointe à Milan, en Italie, où elle participe au G20 des entrepreneurs, Taïna Chalifoux a affirmé avoir ressenti l’onde de choc jusqu’en Europe.

« Ça a affecté les ventes de tout le monde. J’ai senti un coup de panique chez les entrepreneurs. C’est bizarre », a partagé la présidente de Coffee Queen.

« En espérant que les PME du Québec réalisent l’importance d’être maître de leur destinée », a conclu Yanik Deschênes, président du groupe de relations publiques YPR Canada.

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