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«La faille 2»: Meurtre et mystère au château Frontenac

Photo Courtoisie, Yan Turcotte/Pixcom et Club illico

Un cadavre tuméfié, coincé dans un bain... de ciment, dans une chambre du prestigieux château Frontenac. 

Les premières images de la deuxième saison de «La faille» ont de quoi glacer le sang. Et les suivantes nous confondent rapidement, avec leur abondance de suspects potentiels et son intrigue mystérieuse.

Photo Courtoisie, Yan Turcotte/Pixcom et Club illico

Le premier chapitre de «La faille» avait battu un record de visionnements à son premier week-end en ligne sur Club illico, en décembre 2019, et a suscité plus de trois millions de branchements depuis presque deux ans.

Le deuxième, déposé sur la même plateforme ce jeudi 7 octobre, pourrait connaître un aussi étincelant destin, tant la trame façonnée par les auteurs Frédéric Ouellet et Guillaume Vigneault pique la curiosité et la fascination.

Québec à l’honneur

On quitte cette fois le froid de Fermont pour le décor majestueux de la ville de Québec, superbement exposée dans la réalisation douée de Patrice Sauvé. 

«La ville de Québec n’a jamais été autant magnifiée à l’écran», a noté avec raison Denis Dubois, vice-président, contenus originaux, Québecor Contenu, en vidéoconférence, mercredi.

Photo Courtoisie, Yan Turcotte/Pixcom et Club illico

La toujours impétueuse sergente-détective Céline Trudeau (Isabel Richer) a regagné son chez-soi après avoir élucidé l’affaire du tueur en série qui avait bousculé le patelin de la Côte-Nord.

Flanquée d’une nouvelle partenaire dont elle ne veut pas nécessairement, la jeune et zélée Daphné Constant (Naïla Louidort) – qui s’avérera néanmoins efficace –, Trudeau sera attitrée au dossier du meurtre sordide d’Hubert Philippin (Jean Marchand). 

Cet ex-ingénieur a été radié de son ordre professionnel parce qu’il a été reconnu coupable de négligence criminelle après l’effondrement d’un viaduc ayant causé 12 décès et une trentaine de blessés, cinq ans plus tôt.

Plusieurs proches des victimes avaient bien des raisons d’en vouloir à Philippin et de souhaiter attenter à ses jours. Ou alors, la clé de l’énigme se trouverait-elle ailleurs?

Ils seront plusieurs à déambuler dans le clinquant du château Frontenac et à attiser les soupçons dans le contexte: la gérante de l’établissement, Sylvie Cadieux (Marie Bernier); la professeure de génie civil et ancienne élève Asperger de Philippin, Esther Smith (Geneviève Boivin-Roussy); Joanie Prévost (Romane Denis), survivante de l’écrasement du viaduc qui a perdu à la fois une jambe et son petit frère dans la tragédie; ses parents surprotecteurs, Samuel et Patricia (Bruno Marcil et Amélie Grenier); l’ingénieur en déroute, Edmond Chamfort (Manuel Tadros); la sous-ministre aux Transports, Monique Desjardins (Macha Limonchik); le jeune guide touristique, Nathan Gignac (Émile Schneider), etc.

Photo Courtoisie, Yan Turcotte/Pixcom et Club illico

Maripier présente

Le partenaire et amant de Céline, Alexandre Théberge (Alexandre Landry), s’est lui aussi établi dans la Vieille Capitale et s’est fait engager comme employé au château pour accumuler des indices en catimini, en attente d’obtenir un poste à la Sûreté du Québec.

Bien présente dans les deux premières heures, Sophie Taylor (Maripier Morin), la fille de Céline, gravite toujours dans le portrait. Celle-ci a renoué avec son père, le lobbyiste William Taylor (Bruno Verdoni), et travaille avec lui, ce qui est loin de faire l’affaire de maman. Céline expliquera rapidement pourquoi elle en veut autant à William. L’homme sera surveillé de près dans l’affaire Philippin.

Concernant Maripier Morin, l’implication de son personnage dans cette deuxième saison n’a pas été modifiée après l’éclatement de «l’affaire Safia Nolin». Maripier a bien tourné ce qui était prévu dans le scénario d’origine, après une discussion sérieuse avec Pixcom et Québecor Contenu. Or, après la révélation de nouvelles allégations touchant la vedette, au printemps dernier, les décideurs ont préféré écarter Maripier de la troisième saison de «La faille», déjà en développement, qui sera enregistrée dans les Cantons-de-l’Est.

De toute façon, «ce n’était pas difficile de faire une saison sans ce personnage-là», a précisé Frédéric Ouellet.

Photo Courtoisie, Yan Turcotte/Pixcom et Club illico

Terrain de jeu

Amusante parenté avec l’actualité réelle, l’histoire de cette nouvelle tranche de «La faille» adresse plusieurs clins d’œil au troisième lien de Québec, toujours dans les manchettes ces jours-ci.

La production du deuxième volet de «La faille» avait au départ démarré en mars 2020. Un certain virus a ensuite retardé sa concrétisation, mais le vent a tourné en faveur de l’équipe, puisque le château Frontenac n’était occupé qu’à 3 % au moment du tournage. Voilà ce qui a généré un beau terrain de jeu avec de grandes pièces vides, incluant la salle de bal. De «drôles de négociations» ont dû avoir lieu avec la direction de l’établissement et la chaîne Fairmont pour permettre d’installer le récit au Château Frontenac, mais l’hôtel s’est finalement montré très coopératif.

La deuxième saison de «La faille», qui compte neuf épisodes, sera disponible sur Club illico ce jeudi 7 octobre.

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