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Pandémie au Canada: «il ne faut pas mélanger la science et la politique»

Les provinces canadiennes ne sont pas touchées de manière égale par la pandémie, principalement en raison des décisions différentes prises par la santé publique, estime le Dr Abdo Shabah.

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L’urgentologue et porte-parole de l’Association médicale canadienne souligne que la COVID-19 et ses variants ne connaissent pas les décisions politiques et frappent tout le monde également. 

«Il ne faut pas mélanger la science et la politique ensemble. Il y a des décisions politiques, mais il y a des décisions aussi de science, de santé publique, et il fallait les prendre, évidemment toujours en fonction du contexte, donc il faut être plus proactif que réactif», dit-il en entrevue à LCN.

Le Dr Shabah est d’avis qu’«aujourd’hui, certaines provinces écopent un peu de la réactivité plutôt que de la réactivité des décisions». 

Il soutient qu’afin de lutter contre le virus, les mesures de santé publique doivent être renforcées.

«Toutes les provinces n’ont pas été touchées à la même période, même nous, au Canada, on n’a pas été touchés à la même période que d’autres pays, ce qui fait en sorte qu’on n’a pas les mêmes habitudes ou on prend des décisions plus tardivement», affirme l’urgentologue. 

Selon lui, le Québec s’en sort mieux que d’autres provinces en raison des décisions prises par le gouvernement. 

«Nous, ici, au Québec, on a eu le courage de prendre certaines décisions et je vous dirais que le système de santé soutien actuellement la réponse à la pandémie», déclare-t-il. 

Travailleurs épuisés 

Luttant contre la COVID-19 depuis 19 mois, les travailleurs de la santé sont maintenant épuisés «d’un océan à l’autre», constate le Dr Shabah. 

«Les travailleurs et travailleuses de la santé qui sont extrêmement épuisés, et bien il faut leur apporter un certain soutien. C’est un soutien en termes de santé mentale, donc des programmes à mettre en place parce que ce sont ces gens-là qui sont aujourd’hui les piliers, qui soutiennent un peu le système de santé», constate-t-il. 

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