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Après-pandémie: François Legault fera un discours le 19 octobre

François Legault confirme qu’il prorogera bientôt le Parlement pour lancer une nouvelle session parlementaire pour «préparer le Québec à l’après-pandémie» dans le contexte où «le pire de la crise est derrière nous».

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Il a fait savoir jeudi en fin d’après-midi qu’il prononcera un discours inaugural au Salon bleu le 19 octobre prochain pour inaugurer cette nouvelle session, ce qui confirme par la bande que le Parlement sera prorogé d’ici là.

Ce discours lui permettra alors de «mettre à jour les priorités gouvernementales» dans le contexte qui a «beaucoup changé depuis le discours inaugural d’octobre 2018, qui précédait la pandémie de la COVID-19», a-t-on indiqué dans un communiqué.

Le pire derrière nous 

«Le pire de la crise étant désormais derrière nous, le temps est venu de se projeter vers l’avenir et de préparer le Québec à relever les défis des prochaines années», a expliqué M. Legault.

«La dernière année et demie nous a transformés et a mis de l’avant des enjeux cruciaux pour le Québec. En plus de finir de remplir nos engagements de 2018, nous devons amorcer, dès maintenant, les grands changements des prochaines années», a poursuivi le premier ministre.

Avec cette opération, surtout symbolique, le gouvernement voudra aussi donner le ton en vue des prochaines élections qui vont se tenir dans un an, le 3 octobre 2022.

Elle lui permet aussi de faire table rase des projets de loi qui ont été présentés, mais qui ne sont toujours pas adoptés.

Le gouvernement pourra tout de même récupérer ceux qu'il souhaite, ce qui sera le cas de la réforme de la loi 101 toujours à l’étape des consultations.

La première carte que le gouvernement compte abattre pour relancer cette nouvelle session sera le projet de loi du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, pour accélérer la création de nouvelles places en garderies, dont le dépôt se fera dans la même semaine.

«Grave comme allégation» 

D’autres textes législatifs, comme la réforme du mode de scrutin, risquent toutefois passer à la trappe.

À ce sujet, le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a reproché à François Legault d’agir comme son homologue fédéral, Justin Trudeau, en abandonnant sa promesse électorale.

«Le premier ministre du Québec n'a rien à voir avec Justin Trudeau. Il faut que ça soit très clair [...]. C'est grave comme allégation, c'est grave comme inconduite», lui a répondu tout de go le leader parlementaire du gouvernement, Simon Jolin-Barrette.

«Au lieu de faire une prorogation, je pense que le gouvernement devrait répondre aux questions de la population en matière de santé et en matière de services de garde», a commenté pour sa part la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

Au sujet de la nouvelle session qui va s’entamer à la fin octobre, la péquiste Véronique Hivon dit s’attendre à ce que l’enjeu de l’éducation soit abordé de front par le gouvernement.

«Si l'éducation est une réelle priorité, il va enfin falloir, après trois ans, qu'il le démontre, et que ça arrête d'être juste des beaux mots, et que ce soient de réelles actions, et ça, ça commence dès son discours d'ouverture», a-t-elle lancé.

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