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L’inflation au pays restera élevée jusqu’à la fin de l’année, selon Tiff Macklem

bloc situation bank of canada

Photo d'archives

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, s’attend à ce que l’inflation demeure élevée jusqu’à la fin de l’année. 

L’inflation est une moyenne de l’augmentation des prix dans différents secteurs. En août, la hausse a été de 4,1% par rapport à août 2020, du jamais vu en deux décennies. Juillet avait aussi été marqué par une hausse de 3,7%.

«C’est au-dessus de notre cible (2%) et nous nous attendons à ce que ça le demeure jusqu’à la fin de l’année», a dit M.Macklem ce midi devant le Council on Foreign Relations, un influent think tank américain où il était invité à livrer un discours.

Le grand argentier du Canada s’est dit confiant que l’inflation actuelle soit le résultat de facteurs passagers causés par la pandémie.

Essentiellement, a-t-il expliqué, le virus continue de perturber la chaîne d’approvisionnement et le système international de distribution. Tout ceci crée des délais et des ruptures de stock, ce qui pousse les prix à la hausse.

S’il estime que tout ceci reviendra à la normale, il admet que ces problèmes sont «plus persistants» que prévu et que, de fait, la sortie de crise s’avère «plus compliquée» qu’envisagé.

M.Marklem souligne que jusqu’à présent les salaires eux n’ont pas grimpé ce qu’il voit d’un œil positif puisque si c’était le cas l’inflation risquerait de s’installer à long terme. Les entreprises devraient en effet augmenter leurs prix pour payer leurs employés davantage.

Des vaccins pour tous

Afin d’assurer le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement globales et donc la reprise économique, M.Marklem presse les gouvernements et le secteur privé de distribuer massivement des doses de vaccins contre la COVID-19 dans les pays en développement.

«La distribution de vaccins est inégale dans le monde (...), nous sortons donc tous de la crise à des vitesses très différentes», s’inquiète-t-il.

Le banquier souligne que la pandémie n’est pas uniquement le plus grand risque de santé publique qui menace le monde, mais aussi le plus grand risque économique.

«À la fin août, environ 60 % de la population des pays riches a reçu au moins une dose de vaccin», contre «seulement 1 % des populations les plus pauvres», a déploré The Economist Intelligence Unit craignant un accroissement des inégalités.

En Afrique, début septembre, seulement 15 pays étaient parvenus à immuniser 10% de leur population, selon l’Organisation mondiale de la Santé.

Les expéditions de vaccins vers ce continent devraient être multipliées par sept pour qu’on puisse y vacciner 70% de la population d’ici septembre 2022, presse l’OMS.

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