/news/municipales2021

La ligne rose passe à la trappe

Joël Lemay / Agence QMI

Promesse phare de Valérie Plante et de son parti Projet Montréal en 2017, la ligne rose du métro de Montréal est maintenant écartée au profit du Réseau express métropolitain (REM) de l’Est.

• À lire aussi: Projet Montréal promet un retour des rues piétonnes

• À lire aussi: Logement: «Montréal a besoin d’un remède de cheval»

• À lire aussi: Valérie Plante: «Les changements climatiques, ce n’est pas une mode. C’est un sujet qui est sérieux»

«Elle n’est pas dans la plateforme. Nécessairement, ce qu’on dit, c’est qu’on mise sur le REM de l’Est, mais il faut venir absolument bonifier le réseau tout autour pour que ça devienne quand même pertinent pour les gens qui ne sont pas desservis par le REM de l’Est», a déclaré Mme Plante, en marge d’un point de presse.

Mme Plante estime que les projets de tramway à Lachine et de REM de l’Est répondent aux besoins, et que les axes que la ligne rose du métro devait désenclaver seront donc desservis.

«Au-delà de la technologie et de la couleur, ce qui m’intéresse, ce sont des options de transport. Je veux déplacer plus de monde plus efficacement», a nuancé la mairesse sortante et candidate à sa propre réélection.

En 2017, Valérie Plante avait fait de la création d’une nouvelle ligne de métro sa promesse phase lors de la campagne électorale, promettant une première pelletée de terre avant la fin de son mandat.

La ligne rose devait relier les arrondissements de Montréal-Nord et de Lachine en passant par le centre-ville avec 19 kilomètres de tunnel et trois kilomètres de rails en surface pour un total de 29 stations. Estimée à 5,9 milliards $, elle devait être complétée en 2028.

Mercredi, le parti de Valérie Plante a présenté sa plateforme électorale, qui contient plus de 200 engagements. Aucun ne concernait toutefois directement la ligne rose, qui était simplement nommée aux côtés d’autres projets de transports sur lequel le parti s’engage simplement à «maintenir un leadership».

Cette fois, elle mise plutôt sur une autre promesse. «Pour moi, notre projet de 60 000 logements, c’est l’équivalent de la ligne rose, mais pour l’habitation», a-t-elle affirmé.

De son côté, son opposant Denis Coderre s’est indigné de cette déclaration.

«Ça a coûté 1 million $ pour rien, pour un bureau de projet. Quand on va commencer à regarder les chiffres et les dépenses, le dogmatisme et les vues de l’esprit nous coûtent très cher», a-t-il énoncé.

Pour rappel, en 2018, l’administration Plante avait créé un bureau de projet pour étudier la faisabilité de la ligne rose. L’année suivante toutefois, le Journal Métro révélait que celui-ci était une «coquille vide» n’ayant fait aucun bilan de ses activités.

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.