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Besoins criants pour la santé mentale

Un changement de culture s’impose pour financer des projets de recherche en santé mentale, estime la Fondation Douglas, saluant au passage le courage des vedettes qui témoignent de leurs propres défis.

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« C’est tellement déprimant. On reçoit entre 2 et 3 millions [annuellement]. Si on compare ça à l’Institut de cardiologie qui reçoit entre 23 et 25 millions, et qu’on regarde le nombre de personnes souffrant de maladie mentale, c’est le temps d’agir », souligne Laura Fish, directrice générale de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas.

L’organisme inaugure la campagne « Mouvement Bâtissons l’espoir » aujourd’hui, dans le cadre de la Journée mondiale de la santé mentale. 

Signal fort 

Ce lancement survient quelques jours après que le gardien du Canadien de Montréal Carey Price a reçu une vague d’amour parce qu’il a décidé de chercher l’aide de professionnels. Il y a quelques semaines, l’attaquant Jonathan Drouin avait aussi révélé souffrir d’anxiété après avoir raté une partie de la saison du Tricolore.

« Ça aide beaucoup à la déstigmatisation, avance Mme Fish. L’histoire de Carey Price est l’histoire de milliers de Canadiens qui souffrent chaque année. »

Le comédien et porte-parole de la Fondation Douglas, François Massicotte, atteint de bipolarité, abonde dans le même sens : « Ça fait une énorme différence. Je le vois depuis 20 ans avec les qui gens viennent me voir et me disent carrément : “Je ne savais pas ce que j’avais. J’ai compris parce que tu as raconté ce que je vivais” ».

Crise amplifiée 

Des fonds pour la recherche seraient particulièrement déterminants à l’heure actuelle. « On savait qu’on était vraiment en crise même avant la pandémie, alors oui, c’est plus important maintenant », pointe Mme Fish.

Selon une étude publiée dans The Lancet, les cas de dépression et d’anxiété ont augmenté de plus d’un quart dans le monde en 2020 en raison de la COVID-19.

« C’est par la recherche qu’on va améliorer nos connaissances, développer de meilleurs protocoles de traitements, comprendre mieux la prévention et vraiment être capable d’aider les gens », résume Mme Fish.

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