/news/law

La prison réclamée pour un ex-ambulancier

Un ancien ambulancier d’Urgences-santé, Sylvain Depairon a été trouvé coupable d’agressions sexuelles sur deux patientes et risque maintenant une peine de prison ferme.

La Couronne, représentée par Me Camille Boucher, a demandé mardi matin au Tribunal d’imposer entre 20 et 24 mois de détention au retraité de 60 ans. L’avocat de la défense Me Mike Junior Boudreau, propose une peine discontinue de 90 jours en plus de 240 heures de travaux communautaires.

Sylvain Depairon a reconnu en août dernier avoir agressé sexuellement deux patientes. Les faits se sont produits en 2017 lors de transport par ambulance alors que les deux femmes se trouvaient dans un état vulnérable, mais une ordonnance de non-publication et de non-diffusion empêche de les identifier. 

Or, elles ont livré des témoignages bouleversants en matinée dans la salle d’audience relativement aux répercussions.

«J’ai de la misère à faire confiance aux professionnels. Ce n’est pas facile avec ma condition de non-voyance. Les cauchemars et la peur me reviennent. La justice ne va pas me rendre ce qu’il m’a enlevé. Je laisse ça entre vos mains, Monsieur le Juge», a affirmé une des victimes. 

«J’ai vécu et je vis encore beaucoup d’incompréhension. J’avais pleine confiance en vous, mais en très peu de temps, cette confiance a été brisée. J’étais dégoutée, salie par vos gestes intrusifs. À la simple vu d’une ambulance, je devenais anxieuse. Psychologiquement cette journée-là, vous m’avez détruite», dit une autre victime dans une lettre adressée à l'accusé.

Sylvain Depairon s’est aussi exprimé dans la salle d’audience, demandant pardon à ses victimes. 

«Je tiens à leur demander pardon pour mes actes disgracieux et inopportuns. J’ai lu les lettres des victimes et je comprends davantage les inconvénients et les répercussions de mes gestes. Je regrette. Je ne peux revenir en arrière, mais j’espère qu’un jour elles pourront passer à autre chose», avoue l’homme.

Questionné dans le cadre des observations sur la peine, Sylvain Depairon a indiqué qu’il n’arrivait pas expliquer ses gestes posés en 2017, «sinon que c’est une pulsion sexuelle. J’étais dans le brouillard, j’étais sous le coup des émotions, de ce que je vivais avec mon fils malade.»

Les observations sur la peine se poursuivent en après-midi.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.