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Vaccination obligatoire en santé : «On est sur le qui-vive!»

«On est sur le qui-vive!» : deux jours avant la date butoir de vendredi, où tous les employés qui travaillent dans le milieu de la santé devront être vaccinés, l’inquiétude se fait de plus en plus sentir sur le terrain. 

Le gastroentérologue Dr Michael Benssoussan le constate, si le réseau essaie de s’organiser pour ne pas connaître des ruptures de services, il y en aura inévitablement. C’est d’ailleurs le cas à l’hôpital de Windsor en Estrie, où l’urgence sera fermée pour une durée indéterminée. 

Selon le Dr. Bensoussan, qui œuvre à l’hôpital Charles-Le Moyne, les capacités du réseau, déjà poussées au maximum, même avec une 4e vague plutôt faible, seront grandement affectées par le manque encore plus criant d’employés. 

«Sur ordre du ministère la plupart des PDG des CIUSSS sont en train d’essayer de s’organiser pour ne pas qu’il y a ait des ruptures de services [...] mais si beaucoup de services ferment, la pression sur le système va être terrible», explique le médecin spécialiste en entrevue sur LCN. 

Il estime qu’environ 8% des employés du réseau ne sont pas vaccinés, ou ne le sont pas encore complètement. Du nombre, 4338 membres de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ne sont pas vaccinés.  

«On sent une grosse pression on est sur le qui-vive. [...] Dans mon hôpital, des cadres sont appelés à aller travailler sur le plancher en laissant tomber les tâches administratives. On n’est pas encore en sauve-qui-peut, on n’est pas inquiets, mais vigilants», admet Dr. Bensoussan.

Écoutez la rencontre Martineau-Dutrizac avec Richard Martineau et Benoit Dutrizac sur QUB Radio: 

Encore plus de délestage    

En plus de bris de services, il n’est pas exclu de faire encore plus de délestage, les chirurgies non urgentes pourraient une fois de plus écoper.  

«Moi, ce que j’ai vu ces dernières semaines, pendant la 4e vague qui était petite... la pression était importante et on a eu du délestage. Quand on vient me dire qu’il y aura des milliers de travailleurs de la santé qui ne pourront rentrer à l’hôpital vendredi, le délestage me paraître inévitable», juge-t-il. 

Il soutient néanmoins la vaccination obligatoire des employés du réseau de la santé.

«Ne pas vouloir se vacciner pour des raisons politiques ou pseudo-scientifiques c’est faire preuve d’irresponsabilité et on n’avait pas besoin de ça!», conclut-il.

***Voyez son entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus. ***

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