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Vaccination obligatoire: des patients tannés des récalcitrants, mais compréhensifs

Rencontrée devant le CHUM à Montréal, Marie Lemay, qui souffre d’une maladie pulmonaire, craint de côtoyer des employés non vaccinés.

Photo Olivier Faucher

Rencontrée devant le CHUM à Montréal, Marie Lemay, qui souffre d’une maladie pulmonaire, craint de côtoyer des employés non vaccinés.

Des patients estiment que le réseau de la santé ne peut pas se passer de ses milliers d’employés non vaccinés, bien qu’ils soient pour la plupart exaspérés de fréquenter ces récalcitrants.

« Moi, par rapport à mes poumons, ça me dérange énormément [le personnel non vacciné]. On ne sait pas à qui on a affaire et c’est un danger constant », exprime Marie Lemay, 58 ans, atteinte d’une maladie pulmonaire chronique.

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Croisée devant le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), qu’elle est habituée à fréquenter, Mme Lemay n’a pas caché son exaspération face aux employés du réseau de la santé qui refusent le vaccin.

Mais comme la plupart des patients rencontrés hier par Le Journal devant cet hôpital, elle n’est pas pour autant en désaccord avec la décision du ministre Christian Dubé de repousser de 30 jours la date limite pour la vaccination obligatoire de ce personnel. 

« Moi, je m’en vais en transplantation. Si j’ai besoin de soins et qu’il n’y a pas d’infirmières au lieu d’infirmières pas vaccinées, je ne suis pas plus avancée », dit-elle.

Crédibilité en jeu  

Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, a été surpris de la décision, car il croyait que de garder des employés non vaccinés allait causer plus de dommages. Il estime maintenant que le gouvernement doit sans faute respecter son nouvel échéancier.

« Après ça, le gouvernement va perdre sa crédibilité », soutient-il.

Un sursis inutile  

Infirmière, Léna Pitaval est à mille lieues de plusieurs « antivax ». Loin d’être complotiste, elle n’est pas anxieuse face à l’immunisation, mais un peu méfiante.

« Mes autres vaccins sont à jour. Pour moi, un vaccin m’empêche d’attraper la maladie. Ce vaccin contre la COVID-19 était en phase de recherche et il y a beaucoup d’effets secondaires. Le vaccin est utile pour les gens vulnérables ou âgés, mais pour moi, je trouve qu’il y a plus de risques que de bénéfices. Je préfère attendre, quitte à perdre mon travail. », a expliqué hier la femme de 30 ans qui travaille en Beauce. 

Moins de malades âgés  

Elle constate effectivement que les gens âgés sont moins malades avec le vaccin. Ce constat ne changera rien toutefois à sa décision personnelle, pas plus que le sursis de 30 jours du ministre Dubé. 

« Medicago pourrait me convaincre parce qu’ils font une recherche avant de sortir leur vaccin. Pour l’instant, je suis plus sécuritaire en me faisant tester trois fois par semaine. »

Écoutez la rencontre Abdelfadel-Vallières au micro de Philippe-Vincent Foisy sur QUB Radio: 

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