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Les tests COVID désormais payants pour les non vaccinés en France

Les tests de dépistage de la COVID-19 sont devenus payants vendredi pour les Français non vaccinés, qui semblaient s'accommoder de cette nouvelle règle devant les pharmacies.

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Les tests dits de «confort» resteront toutefois gratuits dans les territoires français ultramarins en état d'urgence sanitaire, dont les Antilles, la Guyane et Mayotte, selon un décret officiel paru vendredi.

Mais pour 6,7 millions d'assurés français, partiellement ou non vaccinés, cet examen de dépistage n'est plus pris en charge par l'Assurance maladie, à moins de bénéficier d'une exception: prescription médicale, cas contact, test positif récent, contre-indication au vaccin. Ils devront débourser environ 44 euros (environ 63 dollars) pour un PCR en laboratoire ou 25 euros (36 dollars) pour un antigénique en pharmacie.

Le but recherché est de pousser les réticents vers la piqûre, tout en allégeant la facture pour les pouvoirs publics. Le coût des tests va en effet s'envoler à 6,2 milliards d'euros (8,9 milliards de dollars) cette année, après 2,2 milliards (3,16 milliards de dollars) en 2020.

Depuis le début de la campagne de vaccination en France, 50,8 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin. Restent quelque 12% de Français non vaccinés.

Le vaccin est gratuit, mais Frédéric Gérard a préféré débourser 25 euros pour un test antigénique mercredi dans une pharmacie de Rennes (ouest). «Payer, c'est toujours un peu embêtant, mais c'est un choix qu'on a fait de ne pas se faire vacciner», explique à l'AFP cet artisan de 52 ans.

La fin de la gratuité «ne dérange pas» non plus Vincent, chef d'entreprise en Alsace (est) de 39 ans, qui dit «attendre un vaccin qui n'est pas encore sorti», celui de l'américain Novavax. «Bien sûr, c'est contraignant de faire un test tous les trois jours, mais s'il faut payer, c'est la règle du jeu».

«Aujourd'hui, on a clairement moins de monde», constate de son côté Évelyne Bismuth, qui n'a vu passer «que des gens vaccinés, avec des petits symptômes saisonniers» dans son officine du centre de Paris.

La veille encore, on s'y pressait pour profiter des derniers tests gratuits. «On a même eu des gens qui sont venus en calculant l'heure de leur test, pour avoir un pass sanitaire valide pour une sortie au théâtre dimanche soir», ajoute-t-elle.

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