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Pensionnats autochtones: Justin Trudeau se rendra pour la première fois à Kamloops

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, rendra visite lundi à la communauté autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique, qui avait annoncé fin mai avoir retrouvé les restes de 215 enfants autochtones sur le site d’un ancien pensionnat, a annoncé vendredi la communauté.

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Il s’agit de la première visite sur place du chef du gouvernement canadien après la découverte de ces tombes anonymes qui a suscité un scandale dans tout le pays.

Début juin, M. Trudeau avait reconnu la «faute du Canada» et déposé un bouquet de fleurs près de la «Flamme du centenaire», un monument situé en face du Parlement d’Ottawa et transformé pour l’occasion en mémorial improvisé.

Ce déplacement intervient alors que le premier ministre a reconnu la semaine dernière avoir commis «une erreur» après avoir été filmé en famille sur une plage de la Colombie-Britannique le 30 septembre lors de la première journée nationale de «vérité et de réconciliation» visant à rendre hommage aux victimes des pensionnats autochtones.

Après les excuses publiques de M. Trudeau, la communauté autochtone de Tk'emlups te Secwépemc avait déploré ne pas avoir reçu de réponse aux deux lettres d’invitation envoyées au premier ministre pour qu’il participe à la cérémonie d’hommage. 

«L’absence de réponse à nos invitations a été une insulte supplémentaire, étant donné qu’il n’a jamais eu un mot personnel pour notre communauté depuis l’annonce publique du 27 mai 2021», avait-elle dénoncé, dans un communiqué.

«Sa participation aurait été une reconnaissance pour tous les survivants, leurs familles et les communautés, un geste public clair qui aurait apporté la paix à beaucoup», avait-elle souligné.

Ces derniers mois, plus d’un millier de tombes anonymes ont été retrouvées près d’anciens pensionnats catholiques pour autochtones, remettant en lumière une page sombre de l’histoire canadienne et sa politique d’assimilation forcée des Premières Nations. 

De la fin du XIXe siècle aux années 1990, quelque 150 000 enfants autochtones ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

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