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Élections municipales: les élus doivent être «exemplaires», estime Plante

Joël Lemay / Agence QMI

La candidate à la mairie de Projet Montréal, Valérie Plante, a profité d’une conférence de presse samedi matin pour revenir sur certaines controverses qui ont touché les autres partis en lice lors des élections municipales, soutenant que les élus se doivent d’être «exemplaires».

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«Quand on aspire à être élu, il faut être au-dessus de la mêlée», a dit la cheffe de Projet Montréal Valérie Plante en réaction au passé frauduleux d’une candidate d’Ensemble Montréal.

Demetra Kostaredes, qui se présente au poste de conseillère municipale dans Côte-des-Neiges sous la bannière du parti de Denis Coderre, aurait été à la tête avec ses deux associés d’une affaire de fraude, a révélé samedi matin «La Presse». Sa maison aurait été saisie en 2006 pour rembourser des personnes qui jugeaient avoir été victimes de fraude.

«Ça me préoccupe énormément que cette personne soit candidate dans Côte-des-Neiges», a renchéri Valérie Plante, qui a commenté la nouvelle lors d’une conférence de presse de son parti sur l’accessibilité universelle, samedi.

«Est-ce que cette personne est apte à occuper ce poste?», s’est questionnée Valérie Plante, qui croit que la communauté montréalaise veut et doit connaître toute l’histoire.

«Il faut faire attention parce que ça peut nourrir le cynisme que certains ont des politiciens et politiciennes», a-t-elle ajouté.

Ce n’est pas la première fois qu’Ensemble Montréal se trouve dans l’embarras depuis le début de sa campagne.

Le Bureau d’enquête avait notamment révélé mercredi que le candidat à la mairie de Verdun et courtier immobilier, Antoine Richard, avait réalisé des «flips» immobiliers en utilisant des pratiques jugées interdites par l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ).

Début septembre, le parti de M. Coderre avait également été dans l’eau chaude et avait décidé d’exclure le candidat Joe Ortana, président de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM), après la prise de position sur la réforme sur la langue française.

Près d’un mois plus tard, le candidat à un poste de conseiller dans l’arrondissement d’Outremont, Dan Kraft, avait dû présenter ses excuses après des propos controversés sur les réseaux sociaux.

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«Quand on se présente pour être élu, on demande la confiance des Montréalais et Montréalaises, on n’est pas au ras des pâquerettes», s’est-elle exclamée.

Valérie Plante a assuré que Projet Montréal a un processus très «rigoureux» autour de la sélection de ses candidats. «C’est la responsabilité du parti politique de fouiller les antécédents», croit-elle.

Elle n’a toutefois pas garanti que son parti ne connaîtra pas d’embarras d’ici la fin de la campagne électorale, le 7 novembre, mais a assuré qu’elle «a confiance en notre processus».

«Il y a des partis qui se prennent beaucoup de liberté», a précisé Valérie Plante.

La cheffe a d’ailleurs jugé que les élus doivent être exemplaires. «Pas parfaits, mais exemplaires».

Valérie Plante en a aussi profité pour critiquer Mouvement Montréal, qui n’obligerait pas ses élus à être pleinement vaccinés. Le chef du parti, Balarama Holness, s’est pour autant prononcé en faveur de la vaccination obligatoire des employés de la Ville de Montréal, à l’instar de Denis Coderre.

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