/news/law

Procès de Marie-Josée Viau et Guy Dion: des meurtres qui étaient improvisés

Marie-Josée Viau et Guy Dion au Centre judiciaire Gouin.

Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Marie-Josée Viau et Guy Dion au Centre judiciaire Gouin.

L’ex-chef pompier d’un petit village en Montérégie ne pouvait pas savoir qu’un tueur à gages allait utiliser son garage pour éliminer deux frères, a plaidé son avocate vendredi à son procès pour meurtre.

« Guy Dion s’est retrouvé avec une scène de crime, aucune preuve ne supporte la théorie qu’il a reçu une promesse de paiement en lien avec les meurtres », a affirmé Me Nellie Benoit, vendredi au Centre judiciaire Gouin.

L’homme de 50 ans ainsi que sa conjointe de 46 ans, Marie-Josée Viau, subissent leur procès pour les meurtres des frères Vincenzo et Giuseppe Falduto et d’avoir comploté leur mort en juin 2016. Le couple aurait ensuite incinéré les cadavres, selon des déclarations incriminantes obtenues par le tueur ensuite devenu délateur.

Marie-Josée Viau et Guy Dion

Photo courtoisie

Marie-Josée Viau et Guy Dion

Or, selon la défense, l’ex-chef pompier de Saint-Jude a plutôt été mis devant le fait accompli. 

« C’était une affaire improvisée, du spontané », a plaidé Me Benoit en reprenant les propos du délateur qui a longuement témoigné de façon décousue au procès.

Cache d’armes

La défense a également rappelé que Dion avait un accord avec le complice du tueur afin d’entreposer des armes à feu dans le garage. Ce dernier était d’ailleurs déjà venu tester les armes, en arrière du bâtiment.

« Quand il fait du bruit en coupant du bois [au moment des meurtres], c’était en vertu de leur entente pour tester les armes », a-t-elle assuré au jury.

Et pour appuyer la version de Dion voulant que les corps n’aient pas été brûlés dans la cour, mais plutôt déposés chez un autre complice, elle a rappelé que les policiers n’avaient jamais trouvé de trace des cadavres « malgré des fouilles archéologiques ».

Ainsi, il va de soi pour la défense que Guy Dion devrait être déclaré non coupable. L’avocate de Marie-Josée Viau devrait en toute logique abonder dans le même sens lors de ses plaidoiries lundi prochain, tandis que la Couronne tentera de convaincre le jury du contraire juste après.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.