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Trois-Rivières: la hausse des incivilités préoccupe les candidats à la mairie

Photo Courtoisie : Équipe Jean Lamarche.

Feux d’artifice sans permission, vitesse excessive dans les rues des quartiers résidentiels, bruit nocturne: les incivilités à la hausse à Trois-Rivières depuis le début de la pandémie préoccupent les deux principaux candidats à la mairie.

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«Le contexte pandémique nous amène à revoir certaines pratiques de bienveillance», a expliqué Jean Lamarche, le maire sortant de Trois-Rivières, en entrevue téléphonique.

Ce dernier s’engage à mettre en place une brigade de six policiers, sous forme de projet-pilote de 22 semaines. Les agents seraient affectés aux appels qui touchent l’incivilité.

M. Lamarche se base sur des plaintes regroupées, notamment de présidents de syndicats de condos, de résidences de personnes âgées, de commerçants et des groupes de citoyens dans des quartiers résidentiels.

«Ça ne vient pas mettre nécessairement la population en danger, mais il faut quand même se donner le temps d’agir sur chacun des événements ponctuels», a ajouté M. Lamarche, qui chiffre sa promesse à 243 000 $.

Les types d’appels concernant les incivilités sont des appels de niveau 4, donc jugés non urgents.

Luc Mongrain, sergent aux relations publiques pour la police de Trois-Rivières, affirme qu’au niveau des incivilités, il y a eu une recrudescence d’appels pour des gens qui font des feux d’artifice sans permission.

«Ce genre d’appels là, on en a eu plus qu’à l’habitude et c’est difficile d’expliquer le pourquoi, a expliqué le policier. Pour l’ensemble des problématiques, il pourrait y avoir plus d’effectifs dédiés, mais je dis ça au conditionnel.»

Valérie Renaud-Martin, également candidate à la mairie de Trois-Rivières, reconnait qu’il y a un besoin, notamment au niveau de la vitesse dans les quartiers résidentiels et le vandalisme au centre-ville.

«Mais actuellement, nos policiers font face à l’augmentation des problèmes de santé mentale et de la violence conjugale», a-t-elle expliqué en entrevue téléphonique.

«Avant de dégager six patrouilleurs pour des feux d’artifice, on doit s’assurer que la sécurité de nos citoyens soit remplie, a ajouté Mme Renaud-Martin. On est limité dans nos capacités d’interventions avec le nombre de policiers et avec le nombre d’interventions à faire ailleurs.»

Mme Renaud-Martin croit aussi que le milieu communautaire peut collaborer avec les policiers pour les questions de bon voisinage.

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