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Pandémie et épuisement: pourquoi les infirmières choisissent-elles de rester en poste?

Tannés de voir à répétition une image négative de leur profession, des infirmières et infirmiers veulent partager le côté positif que la pandémie de COVID-19 leur a apporté. 

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Si plusieurs infirmières exténuées ou irritées ont pris la décision de quitter la profession dans la dernière année, d’autres ont plutôt confirmé leur passion. 

«Ce qui était le fun, c'est qu'on était tellement une équipe serrée qu'on s'est toujours supportés. Une journée, quelqu'un, s'il allait moins bien, s'il n'était plus capable de continuer, on essayait de le remonter, on compensait pour cette personne-là», raconte Alexandra Dempsey, une infirmière à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ). 

Cette dernière admet toutefois qu’elle a été ébranlée par la pandémie. 

«Beaucoup de peine, beaucoup de stress. C'était quelque chose. Je pense que ça nous a tous marqués», dit-elle à TVA Nouvelles. 

Pour l’infirmier Martin Duclos, qui travaille aussi à l’IUCPQ, la COVID-19 a été synonyme de travail, mais malgré tout, il n’a jamais envisagé d’abandonner le navire. 

«On a vu des gens fatigués, des gens mourir, mais on était tous là ensemble», dit-il.

Cette solidarité et l’ambiance de travail sont essentielles pour que les infirmières soient efficaces, croit Domitille Bouchard, une autre infirmière à l’IUCPQ. 

Celle-ci se réjouit d’ailleurs d’avoir fait peu de temps supplémentaire obligatoire (TSO) au cours de son emploi à l’institut universitaire. 

«En deux ans et demi, j'ai fait un TSO. Savoir qu'on rentre à 7h30 à son poste et qu'on repart à 15h45 comme c'est prévu, c'est quand même plus léger moralement», confie-t-elle. 

Les infirmières et infirmiers de l’IUCPQ rencontrés par TVA Nouvelles espèrent que la crise sanitaire ne freinera pas les ardeurs de la relève qui songe à choisir cette profession. 

Devant la pénurie observée un peu partout au Québec, le gouvernement Legault cherche à embaucher plus de 4300 infirmières. 

- d’après les informations de Kariane Bourassa

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