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Primes aux infirmières : encore de la confusion chez les infirmières

Il y a encore de la confusion à savoir qui sera éligible aux primes de rehaussement et de rétention de 12 000 à 15 000 dollars chez les infirmières près de quatre semaines après l'annonce du gouvernement.

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Les précisions du ministre de la Santé et des Services sociaux sont très attendues par les employés.

Rappelons que la prime de rehaussement et de rétention était l’une des mesures du gouvernement pour limiter les effets du manque d’infirmières partout au Québec.

«Les gens ont beaucoup de questions. "Est-ce que je vais être disqualifié si je prends mes congés que j’ai en banque? Est-ce que je vais être disqualifié si je tombe enceinte? Est-ce que je vais être disqualifié parce que je manque une journée en semaine pour aller aux études?" Toutes ces questions-là restent sans réponse», mentionne Denis Cloutier du Syndicat des professionnelles en soins de l'Est-de-l'Île-de-Montréal.

L’arrêté ministériel, qui a été publié dans le plus grand des silences samedi, confirme que les infirmières à temps plein auront le droit aux primes, mais devront exécuter quelques conditions.

Par exemple, une employée qui décide de prendre un congé sans solde n’est plus éligible à la prime et doit la rembourser.

«Qu’est ce qui va arriver à quelqu’un qui tombe malade au dixième mois dans l’année, ce n’est quand même pas de sa faute s’il tombe malade et doit s’absenter du travail. On va lui demander de rembourser une prime. Et ce qui arrive à une femme qui tombe enceinte. Il semble y avoir plein d’exception comme ça, ce qui semble très décevant au premier regard», explique M. Cloutier.

Les heures supplémentaires ne sont pas comptées dans le temps plein.

«Quant à moi, les heures supplémentaires, régulières ou TSO, auraient dû compter pour la prime et à partir du moment où quelqu’un a fait l’équivalent d’un temps complet. Qu’il l’a fait en cinq jours ou parce qu’on lui a imposé un TSO reçoivent la même somme», souligne le dirigeant syndical.

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