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Un joueur de LNH retrouvé mort avait consommé du fentanyl et de la cocaïne

Photo d'archives, AFP

La famille de Jimmy Hayes, décédé mystérieusement le 23 août dans son domicile de Milton, a révélé, dimanche, que du fentanyl et de la cocaïne ont été trouvés dans le système de l’ancien joueur de la Ligue nationale durant l’autopsie.

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Cette théorie, née parce que Hayes était un ancien athlète de 31 ans, en plus d’un père d’une jeune famille, s’est donc concrétisée. Kristen Hayes, la femme de Jimmy, a reçu les examens de toxicologie vendredi, alors qu’elle était en route pour le New Jersey, afin d’assister à une cérémonie en l’honneur de son défunt mari, avant le match opposant les Devils aux Blackhawks de Chicago.

«J’étais complètement sous le choc, a avoué Kristen, lors d’un entretien avec le Boston Globe. J’étais certaine que ça n’avait rien à voir avec les drogues. Je pensais vraiment que c’était une crise cardiaque ou quelque chose d’autre qui n’avait aucun lien avec les drogues. Ça n'avait aucun sens, alors je trouve ça dur.»

«J’espérais avoir un coup de fil différent de celui que j’ai reçu. J’espérais obtenir quelques éclaircissements et j’étais vraiment sous le choc d’apprendre que c’était ça. Il n’a jamais montré aucun signe qui aurait pu m’inquiéter à la maison.»

«Il n’aurait jamais souhaité me voir moi, les garçons et notre famille peinés comme nous le sommes en ce moment, a renchéri Kristen. Je sais qu’il serait prêt à tout pour être encore ici avec nous aujourd’hui. Je suis dévastée, mais je vais choisir de me rappeler de mon mari et du père de mes enfants par toute la joie et l’amour qu’il nous apportait. Et j’espère que ce sera le cas pour tout le monde.»

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C’est d’ailleurs dans l’espoir que quelque chose de bien ressorte de cette situation que la famille de Hayes a choisi de prendre la parole ouvertement quant à la cause du décès de Jimmy.

«Je ne veux pas qu’il soit stigmatisé comme un simple accro, a expliqué le père de Jimmy, Kevin Hayes, qui porte le même nom que son autre fils qui joue actuellement dans la Ligue nationale, pour les Flyers de Philadelphie. Parce qu’il n’en était pas un. Jimmy aidait tout le monde.

«J’ai entendu plusieurs histoires sur lui. Il ne disait jamais "non". Torey Krug m’a dit qu’ils avaient l’habitude de se rendre à l’Hôpital pour enfants de Boston. Jimmy s’entichait d’un enfant et y retournait la semaine d’après, puis l’autre d’après. C’était une personne formidable, mais cette dépendance est trop puissante.

«J’espère que l’histoire de Jimmy permettra de sauver la vie de quelqu’un. Si ça peut sauver quelqu’un de toute cette souffrance, ce sera déjà très bien. C’est tellement triste», a ajouté le père de Jimmy.

Le paternel voyait des signes   

Si la révélation des abus de drogues en a surpris plus d’un, elle n’a pas eu cet effet sur Kevin Hayes père, lui qui a aperçu quelques signes chez son fils.

«Je suis un toxicomane moi-même. Je suis sobre depuis très, très longtemps, mais je sais à quel point ça peut être puissant, a-t-il révélé. J’étais sous le choc quand c’est survenu, mais j’ai commencé à me rappeler de certaines choses.

«Il y a environ 16 ou 17 mois de cela, j’ai vu un petit changement dans l’attitude de Jimmy, alors je suis allé le voir et je lui ai dit : "je pense que tu as un problème avec les pilules." Il était aux prises avec une blessure de longue date, alors il a commencé à prendre des antidouleurs. Et il a 31 ans, donc je ne peux pas lui dire d’aller se faire aider, alors je lui ai dit : "quand tu auras besoin d’aide, je serai là pour toi. Fais juste me le faire savoir."

«Il m’a appelé trois semaines plus tard et m’a dit : "papa, j’ai une dépendance aux pilules. Je me suis blessé et j’ai commencé à les prendre, sans jamais arrêter." Je lui ai donc dit : "allons chercher de l’aide."

«Il s’est rendu à une place à Haverhill. Il a obtenu de l’aide et était sur le chemin de la réhabilitation, du moins c’est ce que je croyais, a renchéri l’homme de 66 ans. Mais cette merde est trop puissante.»

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