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Violence dans les rues : «le nerf de la guerre, c’est les informations»

Réduire la violence dans les rues de Montréal et les environs passe par les liens que la police sera en mesure de créer avec la communauté. 

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D'ailleurs, deux équipes d’agents communautaires ont été mises sur pied au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour tenter de créer ce lien de confiance sur le terrain avec les policiers.

«Le lien de confiance va se faire peu à peu en marchant dans la rue, en allant voir les gens, en rencontrant des gens qui vont être associés à des organismes qui, eux, ont des liens de confiance avec ces gens-là», dit Daniel Cléroux, analyste en interventions policières, en entrevue à LCN. 

Ces agents ont un rôle crucial, selon M. Cléroux, parce qu’ils seront en mesure d’obtenir de l’information et de prévenir ces épisodes de violence dans les rues.

«Le nerf de la guerre, à Montréal, pour pouvoir rétablir la sécurité, c’est d’avoir des informations qui vont mener par la suite à des arrestations ou prévenir des crimes. Parce que dans le fond, ce qu’on dit toujours, c’est: "voulez-vous réclamer à votre assureur ou vous voulez prévenir de vous faire voler?" Et bien, c’est la même chose dans les rues», mentionne l'analyste.

Le recrutement près des écoles   

TVA Nouvelles rapportait, samedi, que des gangs de rue étaient en mode recrutement près d'écoles montréalaises, notamment dans l'arrondissement de Montréal-Nord. 

Il s'agit d'un phénomène qui n'est pas nouveau, selon Daniel Cléroux.

Les gangs de rue favorisaient aussi les centres jeunesse où des enfants et des adolescents sont plus vulnérables et à risque de tomber sous l’emprise des gangs de rue pour tenter de s’en sortir, ajoute-t-il.

«Ils s’en vont dans des écoles parce qu’ils leur font miroiter qu’ils vont faire de l’argent, qu'ils vont pouvoir avoir du plaisir. C’est de là que ces agents-là vont pouvoir intervenir en collaboration avec les gens qui travaillent à l’intérieur des écoles, parce qu’il faut se rappeler que la police a toujours eu de la difficulté à se rapprocher de la population s’il y a une crainte envers eux», explique M. Cléroux.

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