/news/world

Trump témoigne dans une poursuite contre ses gardes du corps

Donald Trump a témoigné lundi à New York dans une procédure judiciaire enclenchée par une plainte de militants qui accusent des gardes du corps de l'ancien président américain de les avoir violentés lors d'une manifestation en 2015, alors qu'il était candidat.

• À lire aussi: Enquête sur l’assaut du Capitole: que peut faire le Congrès face aux manoeuvres de Trump?

«Donald John Trump s'est assis pendant environ quatre heures et demie et a répondu sous serment à des questions relatives à ce qui s'était passé à l'extérieur de la Trump Tower le 3 septembre 2015», a indiqué à l'AFP l'avocat des plaignants, Benjamin Dictor.

Concrètement, l'ex-locataire de la Maison-Blanche était lundi dans ses bureaux de la Trump Tower à New York et a transmis par vidéo son témoignage dans le cadre d'une plainte et d'une procédure au civil devant une juridiction du quartier du Bronx.

Le 3 septembre 2015, trois mois après que Donald Trump eut annoncé sa candidature aux primaires républicaines de 2016 en vue de l'élection présidentielle, plusieurs personnes d'origine mexicaine avaient manifesté devant la Trump Tower de Manhattan et affirment aujourd'hui qu'elles ont été violemment frappées par des gardes du corps de l'homme d'affaires.

À l'époque, les plaignants étaient furieux de propos de Donald Trump accusant les Mexicains d'exporter «drogue» et «criminalité» vers les États-Unis et d'être des «violeurs».

L'avocat des plaignants, Me Dictor, n'a rien dit du contenu de la déposition de M. Trump, mais a dit «espérer que ce qui s'est passé aujourd'hui serve d'exemple sur la victoire des institutions et sur le fait que personne n'est au-dessus de la loi».

La déposition du 45e président des États-Unis (2017-2021) pourrait être rendue publique devant un jury si la procédure aboutit à un procès.

Dans un communiqué, Donald Trump, qui est confronté à nombre de procédures en justice, s'est dit «satisfait d'avoir eu l'occasion de donner (sa) version sur cette histoire ridicule». Il a notamment estimé que les plaignants avaient invoqué «sans raison des blessures dont ils n'ont jamais souffert».

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.