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Un père et son fils décèdent à quelques heures d’intervalle au Saguenay

Les amis et la famille de Yannick et Jean-Phillip Larocques sont sous le choc de la perte des deux individus en espace de quelques heures.

Rappelons que le malheur s'est acharné sur cette famille de Saguenay dont le père a perdu sa bataille contre le cancer, jeudi dernier, tandis que son fils a perdu la vie dans un accident de la route survenu quelques heures plus tard.

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«Jean-Phillip avait refusé de voir son père mort, donc il était parti avec son ami au cours de la journée, a expliqué lundi un membre de la famille, Charles-André Arbour. Il était sur le chemin du retour quand l'accident s'est produit.»

La voiture dans laquelle prenait place le jeune homme de 18 ans a fait une violente sortie de route.

Les policiers ont informé la mère, Jessy Desgagné, de son décès au cours de la nuit de jeudi à vendredi.

«Ç’a été un gros choc pour Jessy, mais aussi pour toute la famille, a indiqué M. Arbour. On avait prévu la mort de Yannick, mais on ne peut pas imaginer la mort d'un enfant. Une mère ne devrait jamais avoir à vivre ça. Déjà qu'elle doit enterrer l'amour de sa vie. Quand tu es rendu à enterrer ton fils la même journée, ça n'a pas de sens. Pour elle, c'est un cauchemar dont elle ne se réveillera jamais.»

Yannick Larocque travaillait depuis plusieurs années pour l'entreprise SST 2006, un sous-traitant de Rio Tinto. Son superviseur avait récemment pris son fils Jean-Phillip sous son aile pour l'aider à intégrer la compagnie.

L'annonce de leurs décès a eu l'effet d'une bombe dans leur division. Leurs collègues de travail ont accès à du soutien psychologique, tandis que l'entreprise communique régulièrement avec la famille des défunts.

Vague d’amour 

Un urgentologue et voisin, Jean-Philippe Blondeau, a lancé une campagne sur la plateforme Gofundme pour tenter d’aider la famille.
«Il n'y a pas de petits ou de grands malheurs, mais quand ce sont des choses urgentes comme ça avec des familles en détresse, on se lance et on aide du mieux que l'on peut», a-t-il confié.

Plusieurs personnes du quartier se sont aussi réunies sur un groupe Facebook pour voir comment ils pourraient aider la famille le plus vite possible.

«Payer l'hypothèque, la bouffe et tout, ce ne sera pas facile, a admis Charles-André Arbour. Jessy, c'est une mère au foyer, donc la carrière, c'était son conjoint qui l'avait. De savoir que grâce à la générosité des gens, elle pourra se concentrer à vivre son deuil avec ses deux autres enfants, c'est certain que c'est un stress de moins pour elle. Elle est très reconnaissante de ce que les gens font pour sa famille.»

Les funérailles conjointes de Yannick et de son fils Jean-Phillip auront lieu samedi.

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