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Du confinement aux ralentissements: retour en force du trafic sur nos routes

Lorsque la pandémie a mis un frein aux activités quotidiennes des Québécois, la circulation automobile à grande échelle a été considérablement réduite. Or depuis le déconfinement et le rappel de plusieurs employés au travail, les bouchons de circulation sont observés au quotidien d'un bout à l'autre de la province.

Ralentissements, perturbations, chantiers... peu importe où les conducteurs roulent par les temps qui courent, il n'y voient pas toujours la lumière au bout du tunnel.

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«Ç’a commencé au printemps, lorsqu’on voyait que les débits de circulation – pas seulement à Montréal, mais sur l’ensemble du réseau du Québec – revenaient un peu comme avant la pandémie», a analysé Nicolas Vigneault, porte-parole du Ministère des Transports (MTQ).

Selon ce dernier, l’usage de l’automobile est quasi identique à la période prépandémie. 

«Si on fait l’historique, lorsqu’il y a eu la fermeture du Québec on pouvait constater qu’on était à la moitié des débits de circulation, estime-t-il. Les derniers chiffres qu’on a sur l’ensemble du réseau sont des chiffres de 92% du côté du tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine. 

«On est presque au même niveau qu’avant la pandémie. À certains endroits, on est carrément à 100% (comme) sur l’autoroute 15 et l’A-40. Ce n’est pas qu’une perception, les chiffres sont clairs.»

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Une hausse de 103% à Québec 

Par ailleurs, ce n’est pas qu’à Montréal où la circulation a augmenté radicalement sur les routes de la province. 

Dans la Vieille-Capitale, le volume du transport excède celui d’avant mars 2020.

«Sur l’autoroute Félix-Leclerc à la hauteur de la 1re avenue, on est à 103% des débits d’avant la pandémie. On dépasse ce qu’on avait avant.»

Moins de covoiturage? Moins d’adeptes du transport en commun? Comment réellement expliquer ce retour en force du trafic sur le réseau routier? Le MTQ n’a pas de réponse claire.

«C’est extrêmement difficile de trouver une cause, admet Vigneault. Les gens ne nous appellent pas pour nous dire ‘voici la raison pour laquelle nous prenons notre voiture’.»

Dans le cas du transport en commun, il est possible, toutefois, qu’il soit davantage boudé par les travailleurs qui préfèrent circuler avec leur voiture.

«Ces comportements vont peut-être, je dis bien peut-être, pousser les gens à retourner vers le transport en commun pour ainsi avoir un équilibre.»

La SAAQ a émis 105 000 plaques d’immatriculation pour des véhicules dans la dernière année. 

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