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Explosion phénoménale des ventes de produits de vapotage

Les ventes de produits de vapotage ont explosé dans les dépanneurs de la province selon une nouvelle étude menée par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). 

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La tendance, également observée aux États-Unis, confirme que les jeunes sont toujours plus intéressés par le vapotage. 

L’étude menée entre septembre 2017 et mars 2020 dans 1500 dépanneurs et stations-service du Québec montre que le nombre de produits offerts a plus que triplé en trois ans, passant de 113 à 356. 

Les ventes ont elles aussi bondi, les détaillants enregistrant 50 fois plus de ventes de ces produits mensuellement par rapport à 2017. 

En septembre 2017, les commerces enregistraient 26 000$ en ventes par mois, alors qu’en 2020, elles se chiffraient à 1,6 M$ mensuellement. Ces ventes étaient notamment attribuables à la marque JUUL. 

 «C’est un peu la même situation qui s’est passée aux États-Unis», explique Annie Montreuil, chercheuse à l’INSPQ. «Quand cette marque-là et arrivée sur le marché, en l’espace d’un an, elle a raflé 75 % du marché des dispositifs de vapotage.»  

Bien que la vente de ces produits contenant de la nicotine soit interdite aux moins de 18 ans, les jeunes élèves du secondaire sont toujours plus nombreux à les consommer.

 «Ces personnes-là s’exposent à deux risques», prévient Mme Montreuil. «Celui de développer une dépendance à la nicotine, et l’autre c’est de respirer des substances chimiques dont on ne connaît pas bien les effets à long terme sur la santé.» 

En 2016-2017, 11% d’entre-deux vapotaient, alors qu’en 2019, ils étaient 21% à le faire, une augmentation de 10% des consommateurs. 

Les saveurs les plus vendues: celles aux fruits, à la menthe ou au menthol. 

 «Ce qu’on attend notamment, c’est la réglementation entourant les saveurs», note Flory Doucas de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac.  

Depuis juillet 2021, le gouvernement fédéral interdit la vente de liquide en vapotage dont la concentration en nicotine dépasse 20 milligrammes par millilitre. Québec souhaite aussi décourager la consommation de tels produits chez les moins de 18 ans. 

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