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Hospitalisée, elle est privée de voir ses bambins pour au moins 1 mois

Une mère de famille enceinte de son troisième enfant vit des moments difficiles et surtout frustrants, puisqu’elle est confinée sur son lit d’hôpital de manière préventive pour plusieurs semaines et que les mesures restrictives empêchent ses autres enfants de lui rendre visite.

Pendant qu’elle est cloîtrée dans une chambre de l’Hôpital Royal Victoria de Montréal, Marie-Ève Brasseur ne peut donc voir ses bambins de trois ans et 20 mois le temps que durera son hospitalisation en lien avec des complications qui pourraient causer un accouchement prématuré. 

«J’aimerais bien que mes enfants puissent venir me voir à la chambre, a-t-elle raconté à TVA Nouvelles, mardi. Ce serait plus facile pour moi, qui resterais alitée. C’est pour avoir un semblant de vie plus normale en attendant et qu'on puisse manger ensemble.»

Mme Brasseur, dont la grossesse est en est à sa 29e semaine, n’est pas la seule maman à devoir prendre son mal en patience et qui souhaite que les jeunes de moins de 12 ans puissent être admis dans les parages. 

Incompréhension 

Tout près de la chambre d’hôpital de Marie-Ève Brasseur, il y a l’unité postpartum où la fratrie était autorisée à venir rencontrer leur nouvelle sœur ou nouveau frère, jusqu’au 15 octobre dernier. 

La mère de 34 ans ne comprenait pas pourquoi les enfants de moins de 12 ans étaient acceptés dans cette unité, mais pas dans la sienne. 

Du côté du centre universitaire de santé McGill, Christine Bouthillier a répondu en fin de journée qu’ «une patiente enceinte admise à l'hôpital à long terme et qui veut recevoir la visite de ses enfants peut cependant en faire la demande au personnel soignant, qui procédera à l’évaluation de la demande avec l’équipe de prévention et contrôle des infections». 

Depuis le 15 octobre, c’est aussi le cas pour l’unité postpartum. Il faut maintenant faire une demande qui sera évaluée. 

Mme Brasseur, qui n'avait jamais entendu parler que des exceptions étaient possibles, espère maintenant que le centre hospitalier acceptera sa demande pour qu'elle puisse enfin voir ses enfants.

Ironiquement, à quelques kilomètres du centre hospitalier de la métropole, le Centre Bell est plein à craquer pendant les matchs des Canadiens de Montréal.

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