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Les éducatrices ne veulent pas travailler 40h: les parents ont besoin d’une garderie ouverte cinq jours, plaide Lebel

Photo d'archives Agence QMI, Mario Beauregard

Malgré le concert de critiques des éducatrices, qui ne veulent pas travailler 40 heures par semaine, Québec veut augmenter la couverture dans les garderies pour répondre aux besoins des parents. 

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«Dégoûtées», les travailleuses en CPE sondées par la CSQ ont dénoncé quasi unanimement la bonification salariale immédiate accordée par le gouvernement Legault. Les éducatrices toucheront dès maintenant de 7 à 15 % d’augmentation, une hausse qui varie en fonction de leur diplomation et selon qu’elles acceptent des semaines de 40 h.  

Et la ministre Sonia Lebel maintient le cap. «Je comprends leur choix et leur désir de pouvoir, certaines d’entre elles, demeurer à 32h (sur) quatre jours, mais moi ce que je dis, c’est qu’on a besoin d’une force de travail. C’est important, nos CPE sont ouverts cinq jours par semaine pour pouvoir répondre aux besoins des parents qui travaillent dans la grande majorité également cinq jours semaine», a-t-elle plaidé mardi, en mêlée de presse à l’Assemblée nationale.  

La présidente du Conseil du trésor a rappelé que son gouvernement ne force pas les éducatrices à faire 40h par semaine. Il est toutefois nécessaire pour toucher le maximum de la majoration de salaire annoncée par Québec la semaine dernière, au beau milieu des négociations pour le renouvellement des conventions collectives.  

Elle-même mère de famille, Sonia Lebel a été personnellement à même de constater le travail fait par les travailleuses de la petite enfance lorsque ses enfants étaient plus jeunes.  

«C’est un réseau précieux, je ne dénigre pas leur travail, a-t-elle insisté. On leur demande de nous fournir une force de travail supplémentaire parce que c’est primordial pour nos parents, qui ont besoin de ce service-là cinq jours (par) semaine».  

En échange, le gouvernement travaille à offrir aux éducatrices plus de soutien et de répit durant leur journée de travail, notamment lorsqu’elles doivent composer avec des enfants avec des besoins particuliers.  

La ministre Lebel a tenu à rappeler que la bonification salariale n’est qu’un début et que les négociations se poursuivent.  

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