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«On a fait beaucoup de promesses et on a toujours dit qu’on les respecterait» -Guilbault

Décidément, le discours d’ouverture de François Legault avait des allures de campagne électorale. Et son parti, Coalition avenir Québec, a toute qu’une année devant elle à la dernière année de son mandat.

Le premier ministre a livré un discours avec plusieurs promesses et engagements, mais aussi des slogans.

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«On a déjà fait beaucoup de promesses en 2018 et on a toujours dit qu’on les respecterait. C'est le souhait qu'on maintient, a affirmé la vice-première ministre Geneviève Guilbault au TVA Nouvelles de mardi.

«La pandémie a changé la vie de tout le monde, celle de la planète entière. Il fallait garder nos priorités (...), mais avec une manière de les accomplir qui est renouvelée.»

Quant aux nombreuses promesses, à savoir si les moyens, voire la main d’oeuvre peuvent les soutenir, Guilbault s’est montrée rassurante

«Est-ce qu’on les a, les moyens? Oui on les a, de marteler la ministre de la Sécurité publique. La dernière année et demie, on l’a traversée avec solidarité, audace et courage. Je pense qu’au-delà des aspects négatifs de la pandémie, il y a quand même eu des réussites.

«Il y a quand même eu des réussites et des conséquences positives à cette pandémie.»

Décentraliser la santé

Guilbaut a parlé de «pérenniser» les réussites du gouvernement caquiste et de prendre les moyens en conséquence : «quand on veut, on peut».

Cette vision n’est pas partagée par les membres de l’opposition ni les travailleurs de la santé, puisque la crise dans le réseau hospitalier a exposé un système qui ne tient qu’à un fil.

Si la CAQ parle de décentraliser le réseau de la santé, le parti au pouvoir reste vague sur la signification de ce projet et ses enjeux.

«C’est d’avoir une gestion proche des services, des ressources, du terrain et des régions. Au début de la pandémie, c’était difficile - et le premier ministre en a parlé - d’avoir des données. Il y a combien de gens et où est le matériel? C’était compliqué... on avait encore des fax et il n’y avait même pas un gestionnaire par CHSLD! 

«On a déjà fait beaucoup de ces changements-là. C'est de décentraliser pour s’assurer qu’il y ait de l’imputabilité.»

Enfin, le projet du troisième lien continue de diviser les opinions et soulever des doutes, notamment en raison des incertitudes sur le plan écologique.

«Je l’ai toujours dit, la CAQ a une vision lucide, réaliste et pragmatique des préoccupations environnementales incontournables en 2021. Il faut les concilier avec le développement et la création de richesses. On a besoin d’un Québec plus riche, soutient Guilbault, qui rappelle que le tramway offre une alternative électrique dans le transport collectif.

«Au moment où le troisième lien sera terminé, en 2035, on compte interdire la vente de voitures à essence. Ce sont des voitures électriques qui vont circuler dans le troisième lien.»

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