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On veut créer une banque de tissus au CHU Sainte-Justine

Les gastro-entérologues du CHU Sainte-Justine veulent créer une banque de tissus biologiques pour mieux traiter les enfants qui souffrent de maladies digestives inflammatoires. 

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C'est notamment le cas de Mathéo, qui a été opéré après sa naissance il y a huit ans pour une malformation de l’œsophage qui empêchait de la nourriture de passer la bouche à l’estomac. S'il n'avait pas subi cette opération, il n'aurait pas survécu. 

«Mathéo a été opéré à a naissance, il avait 24 heures de vie», raconte sa mère, Kim Bissonnette. «Ça a été un choc.»

Son petit frère de six ans, Zackary, souffre aussi d’une maladie digestive diagnostiquée lorsqu'il avait 3 ans. 

«Il a commencé à avoir du saignement dans ses selles», raconte Mme Bissonnette. «Ça a été plus difficile à diagnostiquer parce qu’il était vraiment jeune.» 

Des signes avant-coureurs

«Les enfants qui vont avoir la maladie de Crohn peuvent avoir mal au ventre, des diarrhées, du sang dans leurs selles, souvent ils vont perdre du poids... Ce n’est pas comme une infection, on donne un antibiotique et on est débarrassé», explique Dre Véronique Groleau, gastroentérologue au CHU Sainte-Justine. «Quand on a la maladie de Crohn, on l’a toute notre vie.»

Zacharie se porte bien grâce à la médication et les traitements, mais ce n'est pas le cas de tous les enfants.

Les gastroentérologues du CHU Sainte-Justine aimeraient leur donner une meilleure qualité de vie. 

«Les nouveaux diagnostics de maladie inflammatoire intestinale, on en a deux par semaine», note Dr Groleau.

L'équipe de gastroentérologues de l'hôpital veut créer la première banque de tissus biologiques en gastroentérologie pédiatrique. 

«Nous, les gastroentérologues, quand on fait des biopsies intestinales, on va pouvoir les congeler, les analyser, payer le laboratoire pour faire des analyses sur ces biopsies-là. Ça va nous permettre d’avancer la recherche», dit Dre Groleau. 

«C’est de pouvoir accumuler des données pendant plusieurs années, si possible des décennies», ajoute son collègue.

Pour amasser des fonds pour ce projet, le Gala des petits bedons aura lieu le 18 novembre prochain. 

Il s'agit d'un gala virtuel ouvert à tous animé par Karine Vanasse. Son objectif est d'amasser 100 000$ pour la création de la banque de tissus. 

Pour les parents d’enfants malades, c'est une belle lueur d'espoir. 

«C’est l’espoir pour le futur, pour les enfants aussi qui vont développer ça comme mes enfants, mais qui vont avoir un meilleur accès à des médicaments», dit Mme Bissonnette. 

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