/finance/homepage

Relance de Montréal: deux promoteurs immobiliers veulent être entendus

Deux promoteurs immobiliers d’envergure ont fait une sortie commune, mardi, pour demander au prochain maire de Montréal de les inclure dans son plan de relance de la métropole.

«Nous demandons à être considérés comme de véritables partenaires en mesure de contribuer à la relance de la Ville de Montréal. Il faut cesser de voir le secteur privé comme un problème. Nous avons les ressources nécessaires pour notamment participer à la décontamination des sols, restaurer le patrimoine, aménager des parcs ou améliorer les réseaux de transport collectif», ont plaidé conjointement les présidents de Devimco Immobilier et du Groupe Mach, Serge Goulet et Vincent Chiara.

Ces deux entreprises sont des points lourds de l’immobilier à Montréal et dans ses environs. Le Groupe Mach possède plus d’une centaine d’édifices, incluant la tour emblématique du 1000 de la Gauchetière, tandis que Devimco est impliqué dans plusieurs projets résidentiels majeurs, tant au Quartier des spectacles et dans Griffintown qu’à Brossard.

Toutes deux considèrent, sans la nommer, que la précédente administration de la mairesse sortante Valérie Plante a manqué d’écoute et impliquant peu les entreprises dans les processus de consultation de la Ville.

«Bien souvent la représentation du secteur privé y a été faible, voire inexistante. Pis encore le processus de consultation n’a pas apporté les résultats souhaités, car les villes ne retenaient que les recommandations en ligne avec leur vision», ont déploré MM. Goulet et Chiara.

«La Ville de Montréal travaille de concert avec les promoteurs. La différence, c’est qu’on ne leur donne pas les clés de la Ville», a répliqué la mairesse Plante lors d’un point de presse mardi.

Celle-ci a aussi fait valoir que les promoteurs ont l’Institut de développement urbain pour les représenter.

«Pour moi, c’est très important de travailler avec les promoteurs immobiliers, mais je vais toujours défendre les intérêts de la population par rapport à n’importe quel projet. On veut de la qualité et de bons projets », a-t-elle plaidé.

Son principal adversaire à la mairie, Denis Coderre, a lui profité de l’occasion pour dénoncer l’existence de «comités bidon» qui ne permettrait pas aux gens d’affaires de se faire entendre, à son avis. Il compte y remédier en mettant en place un «observatoire des commerces».

«Le but [...], c’est d’établir un carré de sable où tout le monde sera assis à la même table, tant le milieu institutionnel, que le secteur privé et le communautaire. Si on veut une ville exemplaire, on doit être inclusif. L’administration de Projet Montréal n’a rien fait en ce sens», a-t-il dit.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.