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Une ambulancière témoigne au procès de la belle-mère de la fillette

Le procès de la belle-mère accusée du meurtre au deuxième degré de la fillette de Granby s’est poursuivi, mardi, à Trois-Rivières avec le témoignage d’une ambulancière.

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Comme les policiers appelés à intervenir à la résidence familiale en avril 2019, l'ambulancière Kariane Royer a témoigné de l'état lamentable dans lequel se trouvait de la fillette au moment de lui porter secours.

En pénétrant dans la maison, Mme Royer a aperçu une femme qui pleurait dans la cuisine.

Elle se souvient avoir entendu les cris d'une personne provenant de la chambre au fond d'un corridor où elle s'est précipitée. En s'y rendant, elle a croisé un jeune garçon et une personne sortant de la chambre, qui lui apparaissait en état de choc.

Une fois aux côtés de la fillette, son moniteur défibrillateur semi-automatique ne détectait aucune activité électrique du coeur. En l'absence de pouls, elle ne voyait pas l'utilité de lui administrer des chocs électriques avec le défibrillateur et a plutôt poursuivi, avec le policier présent, les manœuvres de réanimation en lui installant un masque de ventilation.

En raison de la petite taille de l’enfant, elle n'a pas été en mesure de l'intuber.

À l'instar des deux policiers qui l'ont précédé lundi à la barre des témoins, la paramédic de 29 ans dit avoir ressenti une chaleur accablante dans la chambre peu éclairée et sombre.

Il y avait peu de meubles et aucun lit. La fillette était couchée au sol, nue, dans une flaque de vomi et d'urine, des odeurs avec lesquelles elle est familière.

Sa peau était moite et chaude, son teint grisâtre, ses cheveux humides lui collaient sur le front.

Pendant ses manœuvres de réanimation, l'ambulancière a aussi remarqué la présence de marques rouges, des marques de compression situées au niveau du thorax et des cuisses.

«Il y avait sur son corps des marques comme celles que laissent des bas beaucoup trop serrés que vous portez pendant toute une journée», a illustré la témoin devant la cour.

Rappelons qu'en ouverture de procès lundi, le procureur aux poursuites criminelles Jean-Sébastien Bussières a dit avoir l'intention de faire la démonstration que l’accusée aurait enroulé la fillette de sept ans dans du ruban adhésif.

Enregistrement    

En après-midi, les jurés ont pu écouter l'enregistrement audio du défibrillateur.

On y entend l'ambulancière et le policier poursuivre les massages cardiaques avant d'embarquer l'enfant dans l'ambulance.

On y distingue bien le bruit des compressions appliquées par le policier sur la poitrine de l'enfant et on entend même le moniteur leur dire que les chocs électriques sont déconseillés. Ces manœuvres, ils vont les poursuivre dans l'ambulance jusqu'à l'arrivée à l'hôpital.

L’avocat de la défense, Me Alexandre Biron, doit poursuivre le contre-interrogatoire de l'ambulancière Kariane Royer mercredi. Un enquêteur et un technicien du service d'identité judiciaire doivent également être entendus.

La belle-mère de 38 ans subit son procès sous des accusations de meurtre non prémédité et séquestration de l'enfant de sept ans que l'on connaît malheureusement comme la fillette de Granby.

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