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Aspergée d'eau de Javel: son conjoint voulait lui «refroidir les esprits»

L'accusé Martin Naud

Photo courtoisie

L'accusé Martin Naud

Un homme qui se dit «victime» de son ancienne conjointe qui aurait eu, envers lui, des «comportements violents» aurait choisi de verser sur la tête de cette dernière de l’eau de Javel pour lui «refroidir les esprits».  

Ces faits troublants ont été relatés, mercredi, dans le cadre de l’enquête sur remise en liberté de Martin Naud, un livreur de 49 ans qui habite à Saint-Raymond dans Portneuf.  

Dans la nuit du 28 août, à la suite d’une dispute qui a dégénéré, l’homme aurait pris un gallon de la solution oxydante pour le verser sur la tête de sa présumée victime.  

«Avec ses doigts, il a également essayé d’ouvrir la bouche de la dame pour lui faire avaler du liquide, mais elle a réussi à se dégager et est allée prendre un bain puisque le liquide lui brûlait la peau», a mentionné la poursuivante, Me Geneviève Bédard.  

La présumée victime a par la suite quitté le domicile de la Côte-Joyeuse, craignant pour sa sécurité et, dans les jours suivants, s’est réfugiée en maison d’hébergement.  

Harcèlement  

Le 5 septembre, l’homme a été rencontré par la Sûreté du Québec et la plaignante a fait savoir aux policiers que depuis les événements, Naud n’avait pas cessé de la harceler.  

«Il lui dit qu’il veut la tuer, que ça ne le dérange pas de passer sa vie en prison, qu’il veut lui briser tous les os du corps avec une masse. Il lui mentionne que lorsqu’il a versé l’eau de Javel sur elle, c’était pour la tuer», a relaté la poursuivante ajoutant que l’accusé avait aussi dit à la présumée victime qu’il voulait «passer à l’acte» pour ensuite se suicider.  

Le père de Naud aurait aussi appelé la présumée victime à de nombreuses reprises pour lui demander de «retirer sa plainte» parce que son fils venait «dans manger une câlisse en prison».  

En défense, Me Marie-Josée Jobidon a fait entendre son client qui a mentionné au juge Pierre L. Rousseau que depuis un certain temps, son ancienne conjointe lui faisait subir des comportements violents verbal et physique. 

«J’ai subi des coups dans le visage et elle m’a dit des mots violents comme : tu es un psychopathe, tu veux me tuer, tu ne m’aimes pas», a dit l’accusé qui se trouve en détention. 

Geste «excessivement grave»  

«Les gestes qui vous sont reprochés sont excessivement graves et vous qualifiez de petit incident le fait de verser de l’eau de Javel sur la tête de madame», a mentionné le juge qui a refusé de remettre l’homme en liberté.  

«Au surplus, il ne considère pas que ce geste soit violent, mais plutôt déplorable, surtout qu’il a, dit-il, beaucoup aimé son ancienne conjointe. On voit ici un manque flagrant de jugement», a ajouté le magistrat.  

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