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Marc Bergevin parle de son avenir à Montréal

Marc Bergevin a cherché une façon d’apaiser la tempête. Après Ben Chiarot, Tyler Toffoli et Dominique Ducharme, le directeur général du Canadien de Montréal s’est présenté au podium pour répondre aux questions des journalistes.

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Dans son rôle de DG, Bergevin a voulu montrer qu’il restait l’homme de hockey principal de l’équipe et qu’il dirigeait toujours le bateau en ce début de saison catastrophique où le Canadien a perdu ses quatre premiers matchs. C’était aussi une façon de déplacer les réflecteurs en sa direction dans l’espoir de libérer un peu de pression des épaules de ses joueurs.

«Montréal est un marché différent, a dit Bergevin pour expliquer sa conférence de presse imprévue. C’est une ville où nos partisans sont passionnés et c’est la même chose pour les médias. C’est ça Montréal. Je ne veux pas placer la pression sur tout le monde. Je souhaite montrer qu’on est tous ensemble dans cette situation. Moi, le premier, comme gars de hockey, je considérais que c’était important de me présenter.»

Les intentions du DG restaient nobles. Mais il y avait aussi un éléphant dans la pièce. À sa dixième saison dans le siège de directeur général à Montréal, Bergevin savait également que son avenir avec l’équipe représenterait un sujet de discussion.

Encore un an  

Contrairement à Geoff Molson qui opte pour la loi du silence, l’homme de 56 ans a parlé de ce climat d’incertitude.

«J’ai un contrat, l’enjeu n’est pas là en ce moment, a-t-il répliqué. Pour moi, ça n’a pas d’incidence. Je vous demanderais respectueusement d’arrêter d’en parler puisqu’il me reste encore une année à mon contrat. Je voudrais calmer tout le monde. Je suis en poste ici.»

«Le fait que je n’ai pas de contrat pour l’an prochain, ça n’a aucun rapport, a-t-il poursuivi. Comme patron de hockey, je dois parler quand ça va bien, mais aussi dans les périodes difficiles.»

Pour recycler un cliché du sport professionnel, on dira que les bonnes équipes misent sur des personnes fortes du haut jusqu’au bas de la pyramide. Ça part du propriétaire jusqu’aux joueurs sur la glace. Dans le contexte actuel du CH, la pyramide semble très chambranlante.

Le silence de Molson et l’avenir incertain de Bergevin augmentent la tension en ce pénible début de saison.

«Non, je ne crains pas que ça devienne une distraction, a répliqué l’ancien défenseur. Ce sont des choses qui arrivent dans notre métier et ce n’est pas la fin du monde. C’est déjà survenu dans le passé et ça arrivera encore dans le futur.»

Oui, mais...  

Le 25 novembre 2015, Bergevin avait écrit son nom au bas d’une prolongation de contrat de cinq ans avec le CH. Cette entente se terminait à la fin de la saison 2021-2022. La fin, c’est maintenant dans quelques mois seulement.

Avant la finale de la Coupe Stanley contre le Lightning de Tampa Bay, Bergevin avait dit qu’il songerait à la retraite advenant une victoire. À l’époque, cette déclaration avait surpris bien du monde. Le CH n’a pas gagné, le DG est toujours en poste, mais pour combien de temps?

Encore une fois relancé sur sa situation personnelle, Bergevin a répondu à une question intéressante du collègue Stu Cowan de «The Gazette». Après dix saisons et dans un monde idéal où tu peux contrôler toutes les ficelles, aimerais-tu revenir en poste l’an prochain?

«Oui. Mais j’ai encore le contrôle de l’équipe. Comme je l’ai toujours fait dans le passé, je continue à travailler avec mon monde que ce soit avec Scott Mellanby ou Geoff [Molson] pour lui dire ce que je veux faire. Je reste transparent. Ça ne change rien.»

«Dans un monde idéal, j’aimerais revenir. Dans un monde idéal, oui.»

Le monde idéal n’est pas toujours le même pour un DG qu’un propriétaire. Mais on n’obtiendra probablement pas encore la définition d’un monde idéal aux yeux de Bergevin.

Dans ses fonctions de DG, Bergevin a toujours dit quand on lui parlait de la possibilité de conclure une transaction que ça prend deux partenaires pour danser. C’est la même chose pour la signature d’un contrat. Molson doit vouloir sortir l’argent et avoir le même désir de poursuivre l’aventure. Sa décision de ne pas commenter ce dossier laisse planer bien des doutes.

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