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Fin des hydrocarbures: Québec assumera les poursuites

Le premier ministre du Québec, François Legault

Photo Stevens LeBlanc

Le premier ministre du Québec, François Legault

Le gouvernement Legault est prêt à payer la facture salée de poursuites judiciaires pour mettre fin à l'extraction d'hydrocarbures au Québec. 

En déclarant la fin à l’exploitation des hydrocarbures, Québec s’expose à des poursuites de la part des promoteurs et partenaires qui ont déjà investi de grosses sommes pour des projets de forage.  

Le premier ministre admet que son gouvernement devra briser des ententes et assumer les poursuites judiciaires en raison de cette nouvelle politique environnementale annoncée dans son discours d’ouverture.  

«On est prêt à mettre les ressources financières et judiciaires. C’est clair, il n’y aura plus d’extraction d’hydrocarbure», a réaffirmé François Legault, incapable de chiffrer les sommes que pourraient coûter les procédures.  

«Il faudra voir ce qui a été payé. Quelle est la valeur du marché? C’est complexe et c’est du cas par cas.» 

Jugement attendu

Québec est d’ailleurs déjà au cœur d’une bataille judiciaire dans le dossier des hydrocarbures avec Gaspé Énergie, en raison de la loi actuelle adoptée en 2018 qui interdit l’exploitation à moins de 1000 mètres d’un milieu hydrique. 

Le ministre des Ressources naturel, Jonathan Julien, a notamment défendu ce règlement devant le tribunal.  

En septembre, le ministre a affirmé que la décision d’interdire l’exploitation d’hydrocarbure au Québec allait dépendre du jugement de la cour dans ce dossier.  

«On attend le jugement, mais on n'est pas assis sur nos mains (...) On envisage potentiellement l'interdiction et on fait des analyses concrètes, justement, en attente du jugement, pour s'assurer qu'au Québec on va préserver le milieu hydrique», avait-il dit.  

Or, le premier ministre a décidé de foncer, sans attendre la conclusion du tribunal.  

En mêlée de presse, hier, le ministre Julien a affirmé qu’un projet de loi devra d’abord être adopté d’ici là, et que son ministère s’est déjà mis à l’ouvrage. 

«On ne peut pas toujours être à la remorque de la décision. Le projet de loi va venir le préciser», a-t-il convenu.

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