/regional/montreal/montreal

Le leadership de Balarama Holness remis en question

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Une autre tuile s'est abattue sur le chef de Mouvement Montréal, Balarama Holness, qui a dû se défendre mercredi contre des critiques d'anciennes associées de son OBNL Montréal en action, qui lui reprochaient son style de gestion.

• À lire aussi: Après la fusion, Marc-Antoine Desjardins se dissocie de Holness

• À lire aussi: Face-à-face entre les candidats à la mairie de Montréal sur LCN jeudi

• À lire aussi: Élections municipales: deux visions des finances de la Ville de Montréal

«La personne fait de la promotion pour elle-même, et je l’applaudis pour sa sortie. Je lui souhaite la bienvenue dans la course [à la mairie]», a ironisé le candidat à la mairie en entrevue avec l’Agence QMI, en réagissant à un reportage accablant de CBC News.

Dans un reportage de la chaîne anglophone, deux anciennes associées de M. Holness ont fortement critiqué le leadership qu’il exerçait au sein de son organisme à but non lucratif (OBNL) Montréal en action.

«Toutes mes tentatives pour rendre les décisions plus justes et plus démocratiques ont été complètement ignorées, ou écartées», a notamment dénoncé Shalaka Shah. L’idée que M. Holness devienne maire serait «très mauvaise», selon elle, alors que rien n’indique qu’il serait un bon «leader».

«Je préférerais de loin soutenir la première personne d’une minorité visible à se présenter à la mairie. Mais, ça ne suffit pas. Vous devez également être un bon candidat. Et je ne pense pas qu'il l'est», a-t-elle révélé.

Également citée par la CBC, Catherine Diallo a, pour sa part, expliqué que M. Holness était désintéressé lors des rencontres d’équipe, et qu’il n’écoutait pas les idées proposées. «Il regardait son téléphone pendant toute la durée des réunions de l’équipe de direction», a-t-elle dénoncé.

Selon les informations rapportées, cinq membres du conseil d’administration de Montréal en action auraient démissionné entre novembre et décembre 2020 en raison de problèmes de gouvernance au sein de l’organisme.

M. Holness s’est défendu en affirmant n’avoir jamais rencontré Mme Shah, qui n’est restée dans l’OBNL que pendant deux mois, selon ses dires.

Quant aux allégations de Mme Diallo selon lesquelles il était désintéressé lors des réunions d’équipe, M. Holness a réitéré son sarcasme. «Bienvenue dans l’élection», a-t-il répété.

L’aspirant maire estime également que si ces allégations étaient sérieuses, les femmes en question n’auraient pas attendu un an avant de faire leur sortie médiatique.

«Je me sens comme Tupac [Shakur], parce que les gens me tirent de partout», a lancé M. Holness, dans une comparaison avec l’ancien rappeur décédé au cours d’une fusillade.

Mardi soir, Marc-Antoine Desjardins, co-chef de Mouvement Montréal, a démissionné moins d’un mois après que son parti, Ralliement pour Montréal, ait fusionné avec celui de M. Holness.

D’autres candidats du parti avaient aussi quitté le navire précédemment.

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.