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Nouveau bond majeur de l’inflation

Porté par le coût de l’essence, l’indice des prix à la consommation (IPC) a continué à s’envoler en septembre, particulièrement au Québec et dans les Maritimes, pour atteindre un taux record d'inflation depuis 2003 au pays.

Ainsi, le Québec affiche maintenant une hausse de l’IPC de 5,1 % sur 12 mois, un taux égalé ou dépassé seulement par le Nouveau-Brunswick (5,1 %), la Nouvelle-Écosse (5,2 %) et l’Île-du-Prince-Édouard (6,3 %).

En comparaison, la moyenne canadienne se situe à 4,4 %, soit le même taux que l’Ontario, tandis que les trois provinces de l’Ouest tirent la moyenne vers le bas.

Cette moyenne canadienne représente un record depuis février 2003, a souligné Statistique Canada en dévoilant ses données mensuelles mercredi.

D’un mois à l’autre, l’IPC a augmenté de 0,2 % en septembre par rapport à août au Canada, soit le même taux que de juillet à août.

Prix à la pompe   

Sans grande surprise pour les automobilistes qui ont vu le prix de l’essence s’envoler semaine après semaine pour atteindre plus de 1,50 $ le litre ces derniers temps à Montréal, le coût du transport (+9,1 %) est la principale explication de cette hausse de l’IPC.

«Les prix à la station-service ont progressé de 32,8 % [au Canada] par rapport au mois de septembre de l'année précédente. La croissance d'une année à l'autre s'explique entre autres par la baisse des prix en 2020 et par la production réduite de pétrole brut par les principaux pays producteurs de pétrole comparativement aux niveaux observés avant la pandémie», a souligné Statistique Canada dans son rapport mensuel.

La hausse du prix du carburant n’est cependant pas la seule explication. Les Canadiens doivent aussi payer bien plus cher pour se loger (+4,8 %) et pour se nourrir (+3,9 %) depuis un an.

Du côté du panier d’épicerie, Statistique Canada a noté que ce sont principalement les produits de la viande (+9,5 %) qui coûtent plus cher, tandis que le prix des légumes a quelque peu diminué.

Du côté du logement, les statistiques ont démontré amplement au cours de la dernière année et demie que les prix des habitations se sont envolés, particulièrement dans les grands centres et leur périphérie, en raison de changements comportementaux pendant la pandémie.

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