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Vaccination des députés : les conservateurs fustigent une décision prise «en secret»

Les conservateurs ont dénoncé la décision, prise «en secret» par le Bureau de régie interne du Parlement, d’imposer la double vaccination aux députés afin qu’ils assistent aux travaux à la Chambre des communes dès le 22 novembre. 

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Le whip du Parti conservateur (PC), Blake Richards, a réitéré mercredi la position tenue par le parti pendant les élections, à savoir que les tests de dépistage rapides pourraient être une alternative valide pour les députés n’ayant pas reçu de vaccin contre la COVID-19.

«Nous encourageons tout le monde à se faire vacciner, mais nous n’acceptons pas que sept députés, réunis en secret, décident lesquels des 338 députés venant d’être élus par les Canadiens peuvent entrer à la Chambre des communes pour représenter leurs électeurs», a déclaré M. Richards.

Le Bureau de régie interne, qui traite des questions financières et administratives relatives à la Chambre des communes, est formé de neuf députés issus des quatre principaux partis, incluant deux conservateurs : Gérard Deltell et Blake Richards.

Une source a indiqué que la réunion du Bureau de régie interne, tenue à huis clos, comme il est coutume pour l’organisme, n’était pas un «secret», mais que toutes les parties impliquées avaient été mises au courant de la réunion.

Lors de leur premier entretien depuis l’élection générale, mercredi, le chef Erin O’Toole a demandé à Justin Trudeau «d’arrêter d’utiliser la vaccination comme outil de division politique et de traiter en priorité l’hésitation des Canadiens à se faire vacciner», a fait savoir le PC.

M. Richards soutient par ailleurs qu’«en aucune circonstance, les conservateurs ne vont soutenir un Parlement virtuel». Le parti n’a pas voulu préciser si tous ses députés ont reçu leur double dose de vaccin.

Une «bonne nouvelle» pour Alexandre Boulerice

Du côté du NPD, la vaccination obligatoire des députés est une «bonne nouvelle».

«On trouve que comme parlementaires et comme élus, on doit montrer l’exemple, a lancé en entrevue le néodémocrate Alexandre Boulerice. C’est un bon signal qui est envoyé à l’ensemble de la population et ça va créer un milieu de travail plus sécuritaire pour les députés et les employés des députés.»

Il a rappelé que tous les députés de son parti sont doublement vaccinés. Déjà, lors de l’élection, le parti en avait fait un critère de sélection pour tous les candidats.

Le NPD, contrairement au Bloc québécois et au Parti conservateur, est ouvert à un format hybride pour les activités du Parlement, étant donné que la COVID-19 n’est pas entièrement chose du passé.

«Que les députés soient vaccinés, c’est une chose, mais en même temps, mettre trois cent trente-huit personnes dans une pièce assez rapprochées les unes des autres, ce n’est peut-être pas l’idéal», a dit M. Boulerice.

Le Bloc se réjouit 

Dès la fin septembre, un peu plus d’une semaine après la date de scrutin, le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet réclamait une preuve de vaccination pour les députés afin d’avoir droit à mettre le pied en Chambre.

«Le Bloc québécois est très heureux de constater que le Parlement se soit rangé à notre proposition, à savoir que tous les élus soient doublement vaccinés pour pouvoir siéger», a déclaré Claude DeBellefeuille, whip du Bloc québécois et incidemment, membre du Bureau de régie interne qui a officialisé la politique.

Quant au retour au Parlement, le parti ne veut rien savoir d’un format hybride, jugeant que l’heure est à un retour intégral en personne.

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