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Voies de fait sur son poupon: un père écope de 8 mois de détention à Québec

Photo d'archives

Un père de famille trouvé coupable de voies de fait ayant causé des lésions à son jeune poupon d’à peine quatre mois a été condamné à purger une peine d’emprisonnement de huit mois, et ce, même si la mère de l’enfant a imploré le Tribunal d’être clément et de lui éviter la prison. 

C’est en septembre dernier que les observations sur la peine dans le dossier de l’homme de 33 ans, dont on ne peut dévoiler l’identité pour protéger l’enfant, ont eu lieu au palais de justice de Québec. 

Toutefois, ce n’est que mercredi, alors que le juge Stéphane Poulin s’apprêtait à rendre sa sentence que la maman du petit Olivier (prénom fictif), qui est toujours en couple avec l’accusé, a demandé à se faire entendre.   

«Ça été très difficile d’entendre le verdict et on est passé à travers plusieurs émotions, mais mon conjoint s’est repris en main et il a fait beaucoup de travail sur lui», a plaidé la dame en ajoutant que «la petite enfance d’Olivier ne reviendra jamais» et que si le père de l’enfant allait en prison, il allait «perdre beaucoup».  

Dans le cadre de sa décision, le juge a rappelé que les différentes expertises effectuées sur l’enfant, en février 2016, avaient établi que les rougeurs décelées sur le corps de celui-ci « témoignaient d’un fort enterrement du thorax et de l’abdomen».  

Les spécialistes avaient également noté que le bébé présentait des «hémorragies étendues de chaque côté du cerveau» qui «traversaient également jusqu’à l’arrière au niveau du cervelet».  

Lors de son témoignage, la médecin traitante avait également ajouté que le portait global d’Olivier était «vraiment inquiétant» lorsqu’elle l’avait évalué et que la «version des parents n’expliquait pas les blessures» constatées chez le poupon qui ne conserve, aujourd’hui, aucune séquelle.  

Analyse

À titre de facteur atténuant, le magistrat a considéré l’absence d’antécédent judiciaire du père de famille et souligné le fait que les gestes posés à l’égard du bambin n’avaient pas été «prémédités».  

Comme facteurs aggravants, il a pris en compte le jeune âge de la victime et souligné que «les crimes de violences commis à l’égard d’enfants» étaient graves et que la société ne pouvait tolérer de tel geste.  

Une fois sa peine purgée, le père du petit Olivier devra se soumettre à une période de probation de trois ans assortie d’un suivi de deux ans.  

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