/news/law

Harcèlement envers la sœur d’Eugenie Bouchard: pas d’impunité sur les réseaux sociaux, rappelle une juge

Photo d'Archives, AGENCE QMI

Les réseaux sociaux ne sont pas des lieux où tout le monde peut dire n’importe quoi en toute impunité, a rappelé une juge en imposant un casier criminel à un Montréalais qui a harcelé la sœur d’Eugenie Bouchard. 

« L’anonymat que permettent les réseaux sociaux permet d’avoir le sentiment qu’il est permis d’avoir un comportement grossier, inapproprié. Or, il n’en est rien », a prévenu la juge Silvie Kovacevich en condamnant Danny Arsenault, ce jeudi au palais de justice de Montréal.

Arsenault, 43 ans, et ce Montréalais qui s’était caché derrière des pseudonymes afin d’inonder Charlotte Bouchard de messages en 2016 et 2017. Et dès que la jeune femme bloquait l’un des comptes, l’accusé en ouvrait un autre et continuait son manège, allant même jusqu’à publier des photos du lieu de travail de la victime.

 Écoutez la rencontre Étienne-Dutrizac avec Varda Étienne et Benoit Dutrizac sur QUB radio : 

Au total, il a publié plus de 1800 commentaires désobligeants, dénigrants, sexuels et parfois violents. Selon l’accusé, il a agi ainsi dans le but de la « séduire ».

« Je ne voyais rien d’offensant, s’est d’ailleurs défendu Arsenault aujourd’hui. Mme Bouchard n’est pas en danger, il n’y a pas de rancune, elle n’a pas à s’inquiéter. »

Manque d’empathie 

Coupable de harcèlement et de communications harcelantes, Arsenault souhait toutefois éviter un casier judiciaire. Car depuis deux ans, a-t-il dit, il a une stabilité professionnelle.

« Je ne suis pas un mauvais garçon », a-t-il dit en ajoutant être prêt à rencontrer des psychologues pour ses problèmes de santé mentale.

Sauf qu’une absolution aurait envoyé un mauvais message à la société, a rappelé le procureur Me Charles Doucet.

« Il n’a pas d’empathie pour Mme Bouchard », a d’ailleurs rappelé la Couronne.

La juge a ajouté qu’Arsenault n’avait aucune autocritique, et qu’il rejetait le blâme sur la victime.

Ainsi, elle a condamné Arsenault à 100 heures de travaux communautaires, assorti d’une probation de deux ans pendant laquelle il devra faire un suivi avec des agents. Il lui sera également interdit de communiquer avec la famille Bouchard.

Arsenault, qui se défendait seul, n’a pas souhaité commenter la sentence.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.