/news/law

Un artiste peintre lévisien coupable de production de pornographie juvénile

L’absence d’un tatouage sur le flanc du corps d’une victime a permis au Tribunal de conclure que l’ancien beau-père de la jeune fille, l’artiste peintre Mario Beaudoin, a commis à son endroit du voyeurisme et qu’il a produit et possédé de la pornographie juvénile.  

L’artiste lévisien a toujours admis avoir pris des images intimes de sa victime à l’aide de caméras-espionnes, dissimulées à l’intérieur d’un boitier de démarreur à distance. 

Cependant, l’homme de 58 ans contestait l’âge de sa victime qui, disait-il, était majeur au moment de la prise des images. 

Au total, ce sont trois vidéos qui ont été retrouvés par le frère de la jeune fille en 2017.  

On y voit la victime nue, dans différentes situations intimes, alors qu’elle se déshabille ou qu’elle fait sa toilette à la salle de bain.  

Comme les images ont été retrouvées quelques années après avoir été filmées et que les dates inscrites sur les séquences ne pouvaient aider à déterminer le moment de la confection des vidéos, la tâche du juge Steve Magnan consistait à déterminer l’âge de la victime au moment des faits.   

Victime «sincère et fiable»

«Le tribunal croit la victime lorsqu’elle mentionne s’être fait tatouer, sur le flanc, quelques mois avant ses 18 ans», a dit le juge, ajoutant que l’absence de ce tatouage sur les images prises par la caméra démontrait, hors de tout doute, qu’elle était mineure au moment des faits.  

Il a également souligné qu’au procès, le témoignage de la victime était « empreint de franchise et de sincérité». 

Concernant l’accusé, qui n’a pas témoigné pour sa défense, le magistrat a martelé que « la preuve révélait qu’il espionnait la fille de sa conjointe» et qu’il « plaçait les caméras de façon à ce qu’elles ne soient pas découvertes». 

«Au surplus, la preuve n’établit nullement que ces vidéos ont été produites dans un but de créativité artistique, d’éducation, de recherche médicale ou d’autres fins publiques», a-t-il ajouté. 

Beaudoin, qui reviendra devant le Tribunal en novembre pour les observations sur la peine, est passible d’une peine d’emprisonnement minimal d’un an en raison de la production de pornographie juvénile.   

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.