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Une équipe du SPVM pour aider les itinérants

Depuis six mois, de nouvelles équipes de concertation communautaire et de rapprochement sont déployées par le Service de police de la Ville de Montréal. 

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Leur objectif est d’aller au contact des citoyens, et notamment des personnes en situation d’itinérance, afin de leur fournir un soutien. Cette aide peut prendre la forme d’un coupon pour récupérer un café ou des vêtements, mais également des soins médicaux en cas de douleurs par exemple.

Cette unité de police communautaire soutient qu’ils peuvent marcher en moyenne 20 000 pas par jour.

«Quand je suis rentré dans la police, il y a plus de 20 ans maintenant, ce que je voulais faire c’était arrêter des bandits, mais je voulais aussi aider les gens», explique Laurent Gingras, membre de l’Équipe de concertation communautaire et de rapprochement du SPVM.

Médiateurs

Cette police communautaire a pour but de jouer le rôle de médiateur lorsque des personnes en situation d’itinérance sont impliquées dans des situations à problème.

«L’objectif au départ, c’est d’essayer de trouver un terrain d‘entente, et de servir de médiateur», a poursuivi le policier.

L’équipe a son propre numéro de téléphone, ce qui permet de joindre spécifiquement ses agents, si la situation le requiert.

«On a un téléphone du service. Et puis, comme ça, ils peuvent nous rejoindre directement. On a une boîte vocale. Et c'est un lien de confiance qu'on développe éventuellement», a dit Ann-Marie Houle, policière au SPVM.

Trouver des solutions

«Arrêter les bandits je l’ai fait, beaucoup, mais là j’arrive plus vers la fin de ma carrière, donc je trouve ça très valorisant ce côté-là, d’aller aider les gens et de trouver des solutions à des problèmes», a ajouté l’agent Gingras.

Leurs missions sont variées, et débordent parfois de l’aide aux itinérants.

Alors que le Québec a enregistré son 17e féminicide proche de l’université McGill, à Montréal, ce corps de police a marché dans les environs afin d’entendre les citoyens et tous leurs potentiels témoignages.

Le SPVM veut miser sur ces équipes communautaires, et devrait créer des escouades supplémentaires prochainement.

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