/regional/saguenay

Allégations de maltraitance verbale: une préposée suspendue dans une résidence au Lac-Saint-Jean

Ce n'est pas toujours facile pour les familles de s'assurer que les parents ou grands-parents sont bien traités par le personnel en résidence.

Au Lac-Saint-Jean, une préposée en résidence fait l'objet d'une enquête concernant des allégations de maltraitance verbale.

L'employée en question a été suspendue dans les derniers jours. Ses comportements sont l'objet d'une enquête auprès du commissaire aux plaintes.

La plainte a été déposée après que la fille d'une résidente eut installé des caméras dans l'appartement de sa mère parce que cette dernière revenait d'un séjour à l'hôpital. Elle voulait ainsi s'assurer de sa sécurité.

«C'était pour avoir quand même une surveillance, si jamais elle tombe ou qu'il arrivait quoi que ce soit», a expliqué vendredi la dame, qui s'est confiée à TVA Nouvelles, sous le couvert de l'anonymat pour éviter les représailles.

Ce qu'elle a découvert sur les vidéos l'a ébranlée. «Ça ne faisait même pas 24 h que les caméras étaient installées que j'ai vu des choses que je ne voulais pas voir. J'ai vu une préposée parler extrêmement bête à ma mère. J'ai eu l'impression que... elle parlait quasiment à un chien. Pire encore, on ne parle pas comme ça à son chien», a-t-elle raconté.

Elle a été peinée de constater comment la préposée en résidence s'adressait à sa mère de 85 ans.

Elle affirme avoir fait part de la situation à la gestionnaire de la résidence. Insatisfaite du suivi, elle a signalé les événements au commissaire aux plaintes.

«Comment elle s'est sentie quand elle se fait chialer comme ça? C'est ça qui est à éviter, ça donne de l'anxiété, ça fait faire de l'angoisse. Ça fait pleurer les personnes... Elle a l'impression de ne jamais agir correctement», a expliqué la dame, qui est elle-même préposée aux bénéficiaires.

«Être préposé, ce n'est pas un métier. C'est une vocation. Si tu n'as pas la vocation, si tu n'aimes pas ça, si tu n'es pas capable de leur donner de l'amour à ces personnes-là, parce qu'elles en ont besoin, c'est juste ça qu'elles demandent, bien reste chez vous. Ou va travailler ailleurs», a dit la fille de cette résidente.

Les préposés de cette résidence privée du Lac-Saint-Jean relèvent d'une coopérative de services à domicile.

Sans vouloir commenter ce cas précis, le Centre d'assistance et d'accompagnement aux plaintes recommande d'en parler, dès qu'un doute s'installe.

«Dès que ça fait un malaise, dès qu'on se dit: on dirait que je ne suis pas bien avec ça, ce que mon parent me jase ou ce que moi je constate, ça me crée quelque chose de pas le "fun" en dedans. Je te dirais que c'est ça le déclic», a indiqué le directeur général de l'organisme, Josey Lacognata.

Il rappelle que de la maltraitance, ce n'est pas seulement physique.

«Quand on le voit, on pense que c'est plus grave. Mais des fois, ce qu'on ne voit pas, ça fait autant d'impact», a-t-il affirmé.

Pour obtenir de l'aide, peu importe la situation, il est possible de joindre Info-Social ou encore la Ligne Aide Abus Aînés (1-888-489-2287).

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.