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Les chances du Canadien de participer aux séries sont minces

Croyez-vous encore à une participation du Canadien aux séries éliminatoires? Ce n’est pas le genre de question que l’on s’attend à poser après seulement neuf jours de calendrier.  

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Pourtant, l’atroce début de saison du Tricolore ne nous laisse guère le choix. L’histoire est loin de jouer en sa faveur.

« Ce qui se passe à l’extérieur, ça ne nous influence pas vraiment. On va s’occuper de ce qu’on a à faire. Il y en a d’autre monde qui nous ont mis morts assez rapidement et on a ressuscité, a lancé Dominique Ducharme, après l’entraînement, en faisant référence aux dernières séries éliminatoires. Les prédictions et l’histoire, je préfère les regarder après.»

D’accord. On comprend Ducharme et ses joueurs de refuser de rendre leur tablier. Le contraire serait tout simplement inacceptable. 

N’empêche depuis l’instauration du système actuel de qualification pour les séries (2013-2014), neuf formations ont entrepris la saison sans parvenir à signer une seule victoire à leurs cinq premiers matchs. Aucune d’entre elles n’a pris part aux séries éliminatoires.

Confondre les sceptiques... encore 

Au cours de la même période, seulement quatre équipes de l’Association de l’Est se sont faufilées en séries éliminatoires avec une récolte inférieure à 95 points, dont trois en 2013-2014. 

D’ailleurs, on se rappellera que le Canadien a raté sa qualification de 2018-2019, malgré une récolte de 96 points. Les Blue Jackets avaient été les derniers à obtenir leur billet avec 98 points.

On peut donc estimer qu’il faudra 95 points, encore cette année, pour obtenir son laissez-passer. Pour y parvenir, la troupe de Ducharme devra récolter 95 points en 77 matchs, soit un rendement de ,617.

«L’an passé, on a fait des choses que personne ne nous croyait capables de faire. On aimerait mieux être 5-0, mais ce n’est pas le cas», a lancé Ducharme.

«On est meilleur que 0-5. Il y a deux matchs dans ces cinq-là où on ne méritait aucun point. Dans les trois autres, on s’est donné des chances, a-t-il également mentionné. Mais il faut amener notre jeu encore à un autre niveau. Avec ça, à la fin de l’année, on va finir où on mérite de finir. »

Jake Allen se souvient 

Dans le vestiaire du Canadien, il y a un joueur (bientôt deux) qui est la preuve qu’il ne faut pas perdre espoir. Jake Allen (et Joel Edmundson) portait les couleurs des Blues de St-Louis lorsque ceux-ci ont remporté la coupe Stanley, contre toute attente, au printemps 2019.

Quelques mois plus tôt, ils s’étaient embourbés dans un début de saison horrible. Les Blues avaient amorcé la campagne avec un dossier de 1-3-2 . Ils avaient remporté leur première victoire à leur troisième match de la saison. Ils avaient dû attendre quatre matchs de plus pour en célébrer une deuxième. 

« Avec les Blues, il y avait eu une prise de conscience collective. On avait décidé de pousser dans le même sens, de reconnaître la tâche à accomplir et d’affronter le défi qui se présentait à nous», a raconté le gardien du Canadien.

À partir de ce septième match, les Blues avaient maintenu un dossier de 44-25-7. Un cumulatif de 95 points sur une possibilité de 152 (,625).

«On a tous fait partie d’une équipe qui a connu des passages à vide de cinq ou six matchs. Peu importe à quel moment ça arrive au cours d’une saison, il faut savoir ramener le train sur les rails», a affirmé le Néo-Brunswickois. 

«On sait tous que nous sommes de bons joueurs de hockey. Il faut se faire confiance et avoir confiance en nos aptitudes, a-t-il poursuivi. On est une bonne équipe. On s’est rendu en finale de la coupe Stanley avec 90% des joueurs qui sont dans ce vestiaire.» 

Regarder en avant 

Pour sortir de sa torpeur, les Montréalais devront recommencer à trouver le fond du filet. Ce qu’ils n’ont fait qu’à quatre occasions au cours des cinq premiers matchs. 

Depuis la grande expansion de 1967, c’est la quatrième fois qu’une équipe marque quatre buts ou moins au cours de ses cinq premiers affrontements. Les Coyotes de 2018-2019 détiennent le record de médiocrité avec trois.

Parmi les trois formations qui ont traversé cette sécheresse, le Canadien de 1995-1996 est la seule à s’être qualifié pour les séries.

«Ce qui va arriver, c’est que lorsqu’on va se sortir de ça, c’est certain qu’on ne voudra plus y retourner. Ça va nous rendre meilleurs, a martelé Ducharme. Là, il faut juste sortir de là. On va le faire demain (aujourd’hui). À partir de là, on va regarder en avant.»

Étant pour l’instant le dernier des 32 chariots au sein du défilé, le Canadien n’a pas vraiment d’autre choix que de regarder en avant.

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