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Décès d’une fillette de 7 ans à Granby: des éléments de preuve présentés aux jurés

Certains éléments de preuve saisis sur la scène du drame ont été présentés vendredi, à Trois-Rivières, aux jurés du procès de la belle-mère de la fillette de sept ans décédée à Granby en avril 2019.

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Le premier objet que leur a montré l’enquêteur Gino Lajoie est le fameux amas de ruban adhésif retrouvé dans le corridor menant à la chambre où la fillette a été retrouvée inanimée. 

«Cet amas ressemble à une carapace, je dirais, avec une forme arrondie. Comme si quelque chose avait été enveloppé avec le “tape”», a mentionné le policier de 51 ans. 

À la vue de cette pièce à conviction, l’accusée a baissé la tête et la grand-mère de la fillette a essuyé quelques larmes. 

De longs cheveux bruns étaient collés sur le ruban au moment de sa découverte. Ils ont été acheminés au laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale pour savoir s’ils contenaient un profil génétique. 

La roulette de ruban adhésif transparent trouvée sur une étagère à l’entrée de la pièce et les deux paires de ciseaux découvertes sur le plancher ont aussi été montrées. Ces objets ont également fait l’objet d’expertises afin de déterminer s’ils ont un lien entre eux. 

Autre moment marquant, le sergent Lajoie a exhibé une chemise pour adulte, couleur kaki, mouillée dans le bas et dont les manches étaient attachées par des nœuds serrés à la hauteur des poignets. 

La pièce de vêtement a aussi fait l’objet d’analyses chimiques et biologiques pour savoir s’il contenait de l’ADN. 

Dans une armoire de cuisine et la pharmacie de la salle de bain se trouvaient des médicaments prescrits au nom de l’enfant dont de la quétiapine, mais ils n’ont pas été saisis. 

L’enquêteur Gino Lajoie était le sixième témoin de la poursuite. 

Lundi, trois témoins civils, dont un voisin, seront entendus. 

La belle-mère de 38 ans subit son procès pour le meurtre non prémédité et la séquestration de la fillette, décédée dans des circonstances troublantes en avril 2019. 

La poursuite entend démontrer que l’accusée a séquestré la fillette de sept ans en l’enrobant de ruban adhésif.