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Washington, ville à chats: la capitale américaine première à compter tous ses félins

Un chat au pelage rayé bondit d’un rocher un matin d’octobre. Lorsque ses pattes touchent le sol, il lance un furtif regard vers sa gauche. Un appareil photo se déclenche, et capture la scène.

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Celle-ci ne se déroule pas au cœur d’une forêt isolée, mais dans la capitale des États-Unis.

La photographie fait partie du «comptage des chats de Washington» (DC cat count), une initiative menée depuis trois ans par des défenseurs des animaux et des scientifiques pour établir une bonne fois pour toute le nombre de félins dans la ville. Une première.

Résultat: la capitale américaine compte pas moins de 200 000 chats. La moitié vit uniquement en intérieur, explique Tyler Flockhart, un biologiste responsable de la partie scientifique du projet.

L’autre moitié inclut des chats appartenant à quelqu’un mais ayant accès à l’extérieur, des chats errants, et environ 3 000 à 4 000 chats sauvages qui évitent toute interaction avec les humains.

«Je ne crois pas que vous puissiez trouver un autre animal sauvage, carnivore, à une telle densité» dans une ville, a dit à l’AFP M. Flockhart. «C’est très intéressant que nous puissions avoir autant de chats dans un si petit espace.»

Pour les besoins de l’étude, des groupes pourtant souvent en confrontation ont joint leur force.

Si certains écologistes s’inquiètent que les chats déciment les populations d’oiseaux, d’autres défenseurs des animaux travaillent eux à ce qu’ils puissent survivre dans cet environnement citadin.

Tous ont participé à l’effort «pour se concentrer non sur qui a tort ou raison (...) mais pour faire les choses bien -- trouver les informations, analyser les données», a expliqué Stephanie Shain, de Humane Rescue Alliance, qui a participé à l’étude.

Cette association recommande que les propriétaires de chats les gardent chez eux, afin de les protéger eux et les autres animaux.

Afin de réaliser ce recensement, démarré en 2018, les équipes ont interrogé plus de 2 600 habitants, analysé les archives des refuges pour animaux, marché le long de certaines routes et placé des appareils photo dans plus de 1 500 lieux.

«Il s’agit certainement de l’analyse la plus complète de chats réalisée par une ville», a dit Tyler Flockhart.

Des outils ont été mis à disposition en ligne pour les organisations souhaitant s’atteler à l’exercice, avec des protocoles et autres conseils.

En plus des chats, les appareils photo ont également immortalisé de nombreux animaux: ratons-laveurs, renards, biches... et même un lynx.

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