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Meurtre de Lucie Castonguay: elle aurait été tuée pour de l’argent

En 1999, l’enquêteur à la retraite Arold Bernatchez s’était vu confier le dossier du meurtre de Lucie Castonguay, en 1999.

Photo courtoisie

En 1999, l’enquêteur à la retraite Arold Bernatchez s’était vu confier le dossier du meurtre de Lucie Castonguay, en 1999.

L’enquêteur affecté au dossier du meurtre de Lucie Castonguay en 1999 a toujours été convaincu que cette mère de famille sans histoire avait été assassinée pour une question d’argent.

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Lucie Castonguay, 42 ans, a été poignardée à mort à son domicile de Saint-Fabien-de-Panet, près de Montmagny, le 14 décembre 1999. Personne n’a jamais été accusé dans cette affaire. 

Jeudi, l’Unité des crimes non résolus de la Sûreté du Québec a procédé à l’arrestation d’un suspect. Deux décennies après le meurtre, Marcel Chabot, 51 ans, a été interpellé à sa résidence de Saint-Jean-Port-Joli, dans Chaudière-Appalaches. 

Marcel Chabot a été arrêté en lien avec cet homicide, jeudi, mais n’a pas encore été accusé.

Photo Stevens LeBlanc

Marcel Chabot a été arrêté en lien avec cet homicide, jeudi, mais n’a pas encore été accusé.

Il a été mené au quartier général, à Québec, où il a été interrogé à titre de « témoin important ». L’homme au passé judiciaire bien garni a été relâché plus tard en soirée, sans être accusé.

À la fin des années 1990, c’est l’enquêteur aux crimes contre la personne de la Sûreté du Québec Arold Bernatchez qui s’est fait confier ce dossier.

L’ex-mari dans la mire

À l’époque, le nom de Marcel Chabot circulait déjà. Tout comme celui de l’ex-époux de la victime, Marc Mercier. Ce dernier a été arrêté, interrogé durant de longues heures et relâché sans être accusé à la fin des années 1990. Encore à ce jour, il ne détient aucun antécédent judiciaire et n’a jamais fait face à aucune accusation. 

Arold Bernatchez l’inscrit tout de même encore aujourd’hui sur la liste des suspects. « Je suis convaincu que Marc Mercier est impliqué dans l’homicide de sa femme, soit directement ou indirectement », lance-t-il sans hésitation. Il affirme qu’il ne lui manquait qu’un « grain de sel » pour soutenir cette théorie devant les tribunaux. 

Pour quelle raison Marc Mercier aurait-il mis fin aux jours de son ex-femme ? « L’argent », tranche le retraité. Sept jours avant le meurtre, Lucie Castonguay divorçait officiellement de son mari des 20 dernières années. Marc Mercier « perdait tout ». 

Meurtre de Lucie Castonguay

Photo d'archives

« Madame gardait les deux enfants, madame gardait la maison tant que le divorce n’était pas finalisé. Il payait tout. Madame gardait la voiture. Lui, il payait une pension épouvantable », se souvient M. Bernatchez. 

En 2004, Marc Mercier a d’ailleurs intenté une poursuite de 153 000 $ contre Desjardins Sécurité Financière parce que la compagnie refusait de lui verser l’indemnité prévue à l’assurance-vie de son ex-épouse. La compagnie soutenait alors avoir des raisons de croire que le demandeur avait été impliqué dans le décès.  

Arold Bernatchez se souvient d’avoir été appelé à témoigner dans cette affaire. « J’ai étalé ma preuve, au complet, dans le but de convaincre le tribunal administratif de ne pas lui octroyer l’assurance. Finalement, ils ont quand même décidé de le payer », révèle-t-il.

Du même coup toutefois, Marc Mercier apprenait tout ce que les enquêteurs avaient amassé comme preuves contre lui au fil du temps et tout ce qu’ils avaient fait pour tenter de le coincer dans les dernières années. En vain.  

Autre suspect

Un troisième suspect, Scott Foley, était visé par les enquêteurs. Le jeune homme s’est enlevé la vie six mois après le meurtre de Lucie Castonguay. 

« La rumeur dit qu’il s’est enlevé la vie parce qu’il n’était pas capable de vivre avec cet homicide-là sur la conscience », termine M. Bernatchez.

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