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Quatre jours de grève pour les employés de trois traversiers

Les employés du Regroupement des traversiers affiliés à la CSN exerceront quatre jours de grève au début du mois de novembre.

Ce faisant, les traverses Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola, Matane–Baie-Comeau–Godbout et Québec-Lévis cesseront leurs opérations à partir, respectivement, du 1er, du 2 et du 3 novembre, à tour de rôle.

Les travailleurs syndiqués sont toujours incapables de conclure une entente avec la Société des traversiers du Québec (STQ) pour le renouvellement de leur convention collective.

Impatiente et insatisfaite par la dernière séance de négociation, tenue 22 octobre dernier, la centrale syndicale a annoncé dimanche que les employés des traverses entameront quatre jours de grève dès la première semaine de novembre.

Avec cette tactique, la CSN veut illustrer sa volonté d'en arriver à une entente.

En réaction à cette annonce, la partie patronale et le conciliateur ont convenu d'ajouter une séance de négociation le 27 octobre prochain, soit quatre jours avant le déclenchement de la grève, et une autre le 2 novembre.

«Lorsque nous avons présenté les dernières offres de l'employeur à nos collègues, leur message était particulièrement clair: nous ne nous laisserons pas faire et nous ne voulons pas d'une nouvelle convention collective qui n'apporte aucune réponse aux quelques demandes restantes», a expliqué par communiqué Patrick St-Laurent, matelot de la traverse Québec-Lévis et co-porte-parole du Regroupement des traversiers de la CSN.

«Au point où nous en sommes, c'est un manque de respect envers tous les employé-es de la STQ. Dans le contexte d'une inflation plus importante qu'à l'habitude, d'une difficulté évidente d'attirer et de retenir du personnel pour assurer les services à la population et des difficultés que représente notre travail, il va falloir que l'employeur se réveille, tende l'oreille et prenne action», a affirmé Émilie Bourgie-Côté, co-porte-parole du Regroupement et membre du syndicat de la traverse de Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola.

Un message, dit «sans ambiguïté», a été envoyé plus tôt ce mois-ci à la STQ alors que les dernières offres patronales ont été rejetées par 90 % des membres.

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