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Un nouveau cours trop ambitieux?

Le controversé cours d’Éthique et culture religieuse (ECR) cédera graduellement place à celui de Culture et citoyenneté québécoise à compter de la prochaine rentrée scolaire. Et selon l’enseignant au secondaire Simon Landry, cette annonce du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge devrait être bien accueillie par l’ensemble des professeurs.

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En entrevue à LCN, ce dernier a rappelé que le cours d’ECR était loin de faire l’unanimité.

«On était dû pour revoir le contenu et le mettre à jour», affirme Simon Landry.

L’enseignant qui travaille dans la région de Montréal salue la volonté du gouvernement de mettre de l’avant la pensée critique dans ce nouveau cours, tout en étant plus précis sur le contenu du programme.

«L’ancienne mouture avait été un peu précipitée à l’époque. C’était très vague comme mandat et on le voyait dans les documents : c’était très poussé vers l’aspect religieux», mentionne le professeur.

L’enseignement du cours d’Éthique et culture religieuse était très disparate d’une école à l’autre, observe Simon Landry.

«C’était tellement vague qu’un élève pouvait voir une chose dans une école et un autre voyait complètement le contraire dans l’école d’à côté», explique-t-il.

Les défis du nouveau cours  

Néanmoins, Simon Landry affirme que l’annonce du nouveau programme laisse plusieurs questions sans réponses. Selon lui, les enseignants ont quelques craintes face à la façon dont le cours sera implanté.

Il s’inquiète notamment du nombre élevé de thèmes qui doivent y être abordés, étant donné que les professeurs ont habituellement entre 45 minutes et une heure par semaine à consacrer 

«Il faut être réaliste, on ne fera pas de miracles. Le jeune qui passe toutes ses journées avec ses familles la fin de semaine et qui voit ses parents écrire des bêtises sur Facebook ou crier des choses vulgaires ou avoir de la violence conjugale dans sa maison, ce ne sont pas 45 minutes par semaine qui vont faire un impact majeur», déplore Simon Landry.

Par ailleurs, Simon Landry voit d’un mauvais œil que la formation des enseignants sur le contenu du programme Culture et citoyenneté québécoise soit facultative. Il craint de voir certains professeurs transmettre de mauvaises informations sur des sujets particulièrement sensibles, complexes et importants.

Le professeur au secondaire souligne que la plupart des enseignants actuels d’ECR ne sont pas formés spécifiquement pour ce type de cours.

«On parle d’éducation juridique et d’éducation sexuelle. Je ne pense pas que la formation doit être volontaire. Je crois qu’elle doit être imposée parce que ce sont des thèmes très précis», clame Simon Landry.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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